Frise chronologique
XIIe siècle
Première mention d'une église romane
Première mention d'une église romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice primitif signalé dans les chroniques.
XVe siècle
Construction de l'église actuelle
Construction de l'église actuelle
XVe siècle (≈ 1550)
Remplace l'édifice roman précédent.
XVIe siècle
Réalisation des fresques murales
Réalisation des fresques murales
XVIe siècle (≈ 1650)
Peintures dégradées pendant les guerres.
1600-1699
Aménagements et percements
Aménagements et percements
1600-1699 (≈ 1650)
Fenêtres du chœur et modifications.
1er mars 1966
Classement monument historique
Classement monument historique
1er mars 1966 (≈ 1966)
Tableau, décor peint et église protégés.
1996
Restauration des fresques
Restauration des fresques
1996 (≈ 1996)
Travaux après leur dégagement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 489) : classement par arrêté du 1er mars 1966
Personnages clés
| Mammès de Césarée - Saint martyr |
Statue en bois polychrome présente. |
| Saint Nicolas - Patron de l'église |
Dédicace de l'édifice religieux. |
| Saint Michel - Représentation sculptée |
Orne le fronton du portail. |
Origine et histoire
L'église Saint-Nicolas de Saint-Nicolas-des-Motets, située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, est un édifice paroissial catholique dédié à saint Nicolas. Bien que majoritairement construite au XVIe siècle, elle succède à une église romane mentionnée dès le XIIe siècle dans les chroniques locales. Les transformations, comme le percement de baies, se sont poursuivies jusqu'au XVIIe siècle, reflétant les évolutions architecturales et religieuses de l'époque.
L'église présente une architecture sobre, composée d'une nef à deux travées et d'un chœur sans transept, séparés par un arc en tiers-point. Son orientation classique (nef à l'ouest, chœur à l'est) respecte les canons des édifices religieux catholiques. Le portail ouest, de style Renaissance, arbore une inscription partielle probablement tirée de la Première épître à Timothée, tandis que des peintures murales du XVIe siècle, restaurées en 1996, ornent les murs latéraux du chœur et de la nef. Ces fresques, endommagées pendant les guerres de religion, témoignent des conflits religieux de l'époque.
Le mobilier de l'église inclut des éléments remarquables, comme une statue en bois polychrome de Mammès de Césarée, ainsi qu'une Adoration des mages du XVIIe siècle inspirée de Rubens. Ces œuvres, classées monuments historiques en 1966 avec le décor peint, soulignent la richesse artistique et spirituelle du lieu. Le chevet plat du chœur, éclairé par des fenêtres du XVIIe siècle, et l'arcade en tiers-point séparant la nef du chœur, probablement antérieure au XVe siècle, rappellent les strates historiques de l'édifice, mêlant héritage roman et ajouts gothiques ou renaissants.
L'église, propriété de la commune, est ouverte au public et conserve un rôle central dans le patrimoine local. Son portail Renaissance, orné de deux anges portant un écu et surmonté d'une représentation de saint Michel terrassant le dragon, illustre l'influence des motifs antiques et chrétiens durant cette période. Les chroniques et les protections légales (classement de 1966) attestent de son importance historique et culturelle dans la région tourangelle.