Frise chronologique
XIIe siècle (?)
Origine romane
Origine romane
XIIe siècle (?) (≈ 1250)
Base de la tour-clocher conservée.
XVe siècle
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
XVe siècle (≈ 1550)
Voûtes d’ogives et nef remodelée.
1731
Rénovation du chœur
Rénovation du chœur
1731 (≈ 1731)
Modernisation au goût du XVIIIe siècle.
1748
Ajout d’une chapelle
Ajout d’une chapelle
1748 (≈ 1748)
Cinquième chapelle latérale construite.
7 juin 1838
Arrivée des reliques
Arrivée des reliques
7 juin 1838 (≈ 1838)
Châsse de sainte Victoire exposée.
8 juin 1926
Classement MH
Classement MH
8 juin 1926 (≈ 1926)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
1938
Centenaire du pèlerinage
Centenaire du pèlerinage
1938 (≈ 1938)
Inauguration du chemin de croix.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : inscription par arrêté du 8 juin 1926
Personnages clés
| Sainte Victoire - Relique vénérée |
Corps exposé dans une châsse depuis 1838. |
| Robert Fernier - Peintre |
Auteur du chemin de croix (1938). |
| Augustin Fauconnet - Sculpteur (XVIIIe s.) |
Créateur du maître-autel et de la chaire. |
| Alexis Jolly - Fondeur de cloche |
Cloche de 1694 classée MH. |
Origine et histoire
L’église Saint-Nicolas de Septfontaines, située dans le département du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, trouve ses origines dans une construction romane remaniée au XVe siècle pour adopter un style gothique, marqué par des voûtes d’ogives. Le chœur fut modernisé en 1731 pour s’adapter aux goûts de l’époque, et une chapelle latérale fut ajoutée en 1748, portant à cinq le nombre de chapelles formant les bas-côtés. La tour-clocher conserve quant à elle des vestiges de l’église romane primitive, probablement du XIIe siècle.
L’église abrite depuis 1838 la châsse de sainte Victoire, translatée de Rome, qui fit l’objet d’un pèlerinage annuel jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Le centenaire de ce culte en 1938 fut marqué par l’inauguration d’un chemin de croix peint par Robert Fernier. Classée monument historique en 1926, l’église se distingue aussi par son mobilier exceptionnel, dont des œuvres du sculpteur Augustin Fauconnet (maître-autel, chaire à prêcher) protégées au titre des objets historiques depuis 1979.
Parmi les éléments remarquables, la cloche en bronze de 1694, fondue par Alexis Jolly et originaire de Besançon, ainsi que les lambris sculptés du XVIIIe siècle, illustrent la richesse patrimoniale du lieu. Le reliquaire de sainte Victoire, exposé dans le collatéral sud, présente un corps modelé à la cire, vêtu d’une tunique brodée et couronné de perles, témoignant des pratiques dévotionnelles locales.
Rattachée à la paroisse de Levier (diocèse de Besançon), l’église incarne à la fois un héritage architectural médiéval et une vie religieuse active, marquée par des ajouts baroques et des traditions populaires, comme le pèlerinage aujourd’hui disparu. Son porche octogonal, son vestibule et ses trois travées voûtées en ogives en font un exemple caractéristique des transformations stylistiques subies par les édifices religieux ruraux entre Moyen Âge et époque moderne.