Frise chronologique
1087
Transfert des reliques de saint Nicolas
Transfert des reliques de saint Nicolas
1087 (≈ 1087)
Développement de son culte en Occident.
Début XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
Début XIIe siècle (≈ 1204)
Édification initiale, influences limousines et berrichonnes.
1223
Première mention écrite
Première mention écrite
1223 (≈ 1223)
Concession d’une maison au curé.
Milieu XIIe siècle
Construction de la crypte
Construction de la crypte
Milieu XIIe siècle (≈ 1250)
Postérieure au chœur, fresques jamais recouvertes.
1862
Redécouverte de la crypte
Redécouverte de la crypte
1862 (≈ 1862)
Fresques remarquées pour leur qualité.
7 mai 1908
Classement monument historique
Classement monument historique
7 mai 1908 (≈ 1908)
Protection de l’édifice et de ses fresques.
1945
Redécouverte des fresques du chœur
Redécouverte des fresques du chœur
1945 (≈ 1945)
Restauration sous un enduit de plâtre.
2012
Restauration des fresques
Restauration des fresques
2012 (≈ 2012)
Stabilisation sans repeint par Reille-Taillefer.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 7 mai 1908
Personnages clés
| Henri Focillon - Historien de l'art |
Qualifie les fresques de chef-d’œuvre (1938). |
| André Malraux - Écrivain et ministre |
Intègre les fresques dans son *Musée imaginaire*. |
| Marthe Flandrin et Simone Flandrin-Latron - Restauratrices |
Relevé des fresques en 1941. |
| Madame Reille-Taillefer - Restauratrice |
Restauration des fresques en 2012. |
| Jehan Guydier - Curé de Tavant |
Gisant médiéval dans le transept nord. |
Origine et histoire
L'église Saint-Nicolas de Tavant, située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, est un édifice religieux catholique construit au début du XIIe siècle. Son architecture reflète des influences limousines et berrichonnes, avec une nef initialement à bas-côtés, aujourd’hui disparus, et un chœur surélevé abritant une crypte remarquable. La dédicace à saint Nicolas s’inscrit dans le développement de son culte en Occident après le transfert de ses reliques à Bari en 1087. Le premier texte mentionnant l’église date de 1223, relatant une concession immobilière entre le prieuré voisin et le curé de la paroisse.
Les fresques de l’église, redécouvertes et restaurées au XXe siècle, constituent l’un des ensembles picturaux romans les plus importants de France. Celles de la crypte, probablement jamais recouvertes, illustrent des scènes bibliques et des figures saintes avec un style dynamique et des influences byzantines. Le Christ en Majesté domine ces compositions, encadré par le tétramorphe et des anges. Henri Focillon et André Malraux ont souligné leur qualité exceptionnelle, les classant parmi les chefs-d’œuvre de la peinture romane.
L’édifice, classé monument historique en 1908, a subi plusieurs modifications au fil des siècles : perte des bas-côtés et d’une absidiole, rehaussement de la toiture, et restaurations successives (notamment en 1896, 1945 et 2012). La crypte, construite après le chœur vers le milieu du XIIe siècle, a été redécouverte en 1862. Ses fresques, reproduites grandeur nature à la Cité de l’architecture et du patrimoine, ont inspiré des timbres postaux en 1997. Le mobilier inclut un baptistère roman et un gisant médiéval.
L’architecture combine une façade occidentale ornée d’un portail en plein cintre, une nef voûtée en berceau, et un clocher octogonal postérieur. Les chapiteaux, majoritairement à motifs végétaux, incluent des représentations figuratives comme la Tentation d’Adam et Ève. Les peintures extérieures, aujourd’hui effacées, attestaient d’un décor médiéval complet. Les restaurations récentes ont permis de stabiliser les fresques et de révéler des détails sur leur technique et leur iconographie, encore partiellement énigmatique.