Frise chronologique
vers 1350
Construction de la première église
Construction de la première église
vers 1350 (≈ 1350)
Édifice dédié à saint Nicolas.
1777
Destruction par une tempête
Destruction par une tempête
1777 (≈ 1777)
Première église envahie par les sables.
1803
Modification de la tour-clocher
Modification de la tour-clocher
1803 (≈ 1803)
Flèche détruite, tour rehaussée.
1944
Destruction par les Allemands
Destruction par les Allemands
1944 (≈ 1944)
Dynamitage pendant la Seconde Guerre.
1958-1960
Reconstruction par Lucien Housez
Reconstruction par Lucien Housez
1958-1960 (≈ 1959)
Édifice actuel en parpaing de béton.
25 novembre 2016
Incendie volontaire
Incendie volontaire
25 novembre 2016 (≈ 2016)
Mobilier saccagé, auteur non poursuivi.
2021
Rénovation majeure
Rénovation majeure
2021 (≈ 2021)
Toiture, isolation, mobilier liturgique ajouté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Lucien Housez - Architecte |
Reconstruit l’église entre 1958 et 1960. |
| Maurice Ringot - Sculpteur |
Auteur des sculptures de l’église. |
Origine et histoire
L’église Saint-Nicolas de Zuydcoote trouve ses origines vers 1350, avec une première construction dédiée à saint Nicolas. Cet édifice initial, envahi par les sables en 1777, fut désaffecté puis partiellement modifié en 1803 : sa flèche fut détruite et sa tour rehaussée de trois niveaux. Désaffectée à nouveau en 1890, elle devint un sémaphore et servit de poste de guet pendant la Première Guerre mondiale, avant d’être équipée d’un blockhaus vers 1940. L’armée allemande la dynamita totalement en 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Après la guerre, un baraquement en bois sans cloches servit provisoirement de lieu de culte. La reconstruction actuelle, menée par l’architecte Lucien Housez entre 1958 et 1960, adopta un style sobre en parpaing de béton, contraint par un budget limité lié aux dommages de guerre. Le bâtiment intègre un clocher accolé à la façade, une sacristie, et des éléments artistiques comme un chemin de croix en céramique réalisé par les ateliers de l’abbaye Saint-Paul de Wisques.
En 1990, la municipalité ravala la façade en ajoutant des briques de parement et des doubles vitrages pour protéger les vitraux. En 2016, l’église fut volontairement incendiée, détruisant son mobilier ; un individu avoua l’acte par hostilité envers les lieux de culte, sans être poursuivi pour irresponsabilité. Les rénovations de 2021 inclurent une nouvelle toiture, un plafond isolé, et l’installation de stalles issues de l’ancienne église Saint-Michel de Roubaix, ainsi qu’une chapelle dédiée à la Vierge Marie.
L’édifice actuel, sobre et fonctionnel, témoigne des reconstructions post-guerre et des adaptations successives, tout en conservant des traces de son histoire mouvementée, marquée par les éléments naturels et les conflits.