85400 Les Magnils-Reigniers, 24-26 Rue de l'Église
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
…
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
853
Incendie normand
Incendie normand 853 (≈ 853)
Destruction par les Normands avec la cathédrale de Luçon
XIIe-XIIIe siècles
Reconstruction romane
Reconstruction romane XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Édification de l'église actuelle sur les ruines
XIVe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout du clocher gothique central
XVe siècle
Reconstruction du chevet
Reconstruction du chevet XVe siècle (≈ 1550)
Remplacement du chœur roman original
XIXe siècle
Modification de la nef
Modification de la nef XIXe siècle (≈ 1865)
Amputation partielle du vaisseau principal
20 novembre 1906
Classement monument historique
Classement monument historique 20 novembre 1906 (≈ 1906)
Protection officielle de l'église par arrêté
3 décembre 1906
Classement du prieuré
Classement du prieuré 3 décembre 1906 (≈ 1906)
Protection des vestiges du prieuré attenant
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Prieuré (restes de l'ancien) : classement par arrêté du 3 décembre 1906
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur spécifique
Origine et histoire de l'Église Saint-Nicolas
L'église Saint-Nicolas des Magnils-Reigniers trouve ses origines dans un lieu de culte détruit par les Normands en 853, lors du sac de Luçon. C'est sur cet emplacement qu'une nouvelle église est érigée aux XIIe et XIIIe siècles, adoptant le style roman caractéristique de l'époque. Le bâtiment subit plusieurs transformations majeures, dont l'ajout d'un clocher gothique au XIVe siècle et la reconstruction du chevet au XVe siècle, remplaçant l'ancien chœur roman.
Au XIXe siècle, la nef est partiellement amputée, modifiant la structure d'origine. L'édifice est classé monument historique par arrêté du 20 novembre 1906, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Attenant à l'église, le prieuré Saint-Nicolas, datant du XIVe siècle, partage cette protection depuis le 3 décembre 1906. Ces éléments illustrent l'évolution architecturale et religieuse du site sur près de sept siècles.
Située dans la Plaine vendéenne, à proximité du Marais poitevin, l'église s'inscrit dans un territoire marqué par une occupation agricole dominante (82,6 % des sols en 2018) et une histoire rurale. Son classement s'inscrit dans un contexte local où les monuments religieux jouent un rôle central dans la mémoire collective, comme en témoigne aussi la dévotion populaire à Saint-Laurent étudiée par Jean-Loïc Le Quellec. La commune, aujourd'hui rattachée à l'aire d'attraction de Luçon, conserve ainsi un patrimoine médiéval remarquable dans un cadre géographique marqué par la proximité de l'océan Atlantique (20 km à l'ouest).