Frise chronologique
11 juillet 1789
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
11 juillet 1789 (≈ 1789)
Début de la construction révolutionnaire.
1791
Consécration par un prêtre constitutionnel
Consécration par un prêtre constitutionnel
1791 (≈ 1791)
Première utilisation cultuelle.
1793
Transformation en temple de la Raison
Transformation en temple de la Raison
1793 (≈ 1793)
Période de désacralisation révolutionnaire.
5 novembre 1928
Classement des fresques de Corot
Classement des fresques de Corot
5 novembre 1928 (≈ 1928)
Protection des peintures murales.
27 février 1934
Inscription de l'église
Inscription de l'église
27 février 1934 (≈ 1934)
Protection globale du monument.
1971-1993
Campagne de restauration
Campagne de restauration
1971-1993 (≈ 1982)
Extérieur et intérieur rénovés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parois du transept décorées de peintures murales de Corot : classement par arrêté du 5 novembre 1928 ; Eglise : inscription par arrêté du 27 février 1934
Personnages clés
| Thierry de Ville-d'Avray - Commanditaire et seigneur local |
Financeur et donateur du vocable. |
| Charles-François Darnaudin - Architecte royal |
Concepteur des plans néo-classiques. |
| Jean-Baptiste Camille Corot - Peintre paysagiste |
Auteur des fresques classées. |
| James Pradier - Sculpteur romantique |
Créateur de la statue de Saint-Louis. |
| François Rude - Sculpteur néoclassique |
Auteur du *Baptême du Christ*. |
Origine et histoire
L'église Saint-Nicolas-et-Saint-Marc de Ville-d'Avray remplace un édifice médiéval du XIVe siècle, démoli en 1789 en raison de son état de délabrement. Sa construction débute symboliquement le 11 juillet 1789, selon les plans de l'architecte Charles-François Darnaudin, dans un style néo-classique Louis XVI. Le financement est assuré par Thierry de Ville-d'Avray, intendant du Garde-Meuble de la Couronne, qui y ajoute une chapelle privée. Consacrée en 1791 par un prêtre constitutionnel, elle devient brièvement un temple de la Raison en 1793 avant d'être rendue au culte en 1795. C'est l'une des rares églises bâties en France pendant la Révolution.
L'église subit une restauration majeure en 1830 par l'architecte Poirot, avec l'ajout de bâtiments annexes en 1861 et de salles paroissiales en 1972. Son intérieur abrite des œuvres remarquables : des fresques murales du transept peintes par Jean-Baptiste Camille Corot (classées en 1928), une statue de Saint-Louis par James Pradier, et une réplique en plâtre du Baptême du Christ de François Rude. Le grand tableau Saint Jérôme dans le désert (1837), également de Corot, orne la nef. L'édifice est inscrit aux monuments historiques en 1934, après une campagne de restauration complète entre 1971 et 1993.
La façade, typique du style Louis XVI, présente un porche encadré de refends et un fronton surmonté d'une horloge, accompagné d'un clocher carré peu élevé. L'église illustre les transitions artistiques et politiques de son époque, mêlant héritage royal (commande de Thierry de Ville-d'Avray), influences révolutionnaires (culte de la Raison), et patrimoine artistique (œuvres de Corot). Son usage contemporain inclut des tournages, comme dans la série Fais pas ci, fais pas ça (2016).