Frise chronologique
1153
Rattachement à l'abbaye d'Ainay
Rattachement à l'abbaye d'Ainay
1153 (≈ 1153)
Dépendance monastique confirmée par le cartulaire.
fin XIe - début XIIe siècle
Construction de la nef romane
Construction de la nef romane
fin XIe - début XIIe siècle (≈ 1225)
Origine médiévale de l’édifice actuel.
1379
Voûtes endommagées
Voûtes endommagées
1379 (≈ 1379)
Risque d’effondrement signalé lors d’une visite.
XVe siècle
Début du clocher en façade
Début du clocher en façade
XVe siècle (≈ 1550)
Projet inachevé, limité au premier niveau.
fin XVe - début XVIe siècle
Construction du chœur et clocher
Construction du chœur et clocher
fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Ajout des chapelles sud et armes de Bouthéon.
1683
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
1683 (≈ 1683)
Commandée par le curé Benoît Jarrige.
1883-1884
Suppression du cimetière
Suppression du cimetière
1883-1884 (≈ 1884)
Transformation en place publique.
1925
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1925 (≈ 1925)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 4 décembre 1925
Personnages clés
| Falcon de Bouthéon - Prieur de Saint-Romain-le-Puy (1484-1516) |
Armes présentes sur une chapelle sud. |
| Benoît Jarrige - Curé de Saint-Nizier (XVIIe siècle) |
Commanditaire de la sacristie en 1683. |
Origine et histoire
L’église Saint-Nizier de Saint-Nizier-de-Fornas est mentionnée dès le XIe siècle dans le cartulaire de Savigny, dépendant de l’abbaye d’Ainay (Lyon) à partir de 1153. Sa nef, construite à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle, témoigne de ses origines romanes. En 1225, elle est placée sous le patronat du prieuré de Saint-Romain-le-Puy (Loire), marquant son ancrage dans le réseau monastique régional. Les premières voûtes, endommagées dès 1379, révèlent des fragilités structurelles précoces.
Au XVe siècle, des transformations majeures sont engagées : un clocher en façade est entamé (mais inachevé), et une chapelle nord est ajoutée dans la nef. La fin du XVe ou le début du XVIe siècle voit l’édification du chœur actuel et du clocher, ainsi que deux chapelles sud, dont une ornée des armes de Falcon de Bouthéon (prieur de 1484 à 1516). Ces ajouts reflètent l’influence des seigneurs locaux et l’évolution vers le style gothique.
Le XVIe siècle est marqué par l’ajout d’un porche, tandis qu’en 1683, la sacristie est construite sous l’impulsion du curé Benoît Jarrige, comme en témoigne une inscription. Les chapelles sont réaménagées en collatéraux au XIXe siècle, et le cimetière adjacent est supprimé en 1883-1884 pour créer une place publique. Les restaurations des XXe siècle (décapage intérieur en 1958-1959, rejointoiement des murs en 1984-1985) visent à préserver ce monument inscrit aux Monuments Historiques depuis 1925.