Église Saint-Nonna de Penmarc'h à Penmarch dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Clocher de style Beaumanoir Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Nonna de Penmarc'h

  • Rue de l'Église
  • 29760 Penmarch
Église Saint-Nonna de Penmarch
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Crédit photo : Original téléversé par Henri Camus sur Wikipédia f - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1508
Lancement des travaux
1510
Maîtresse-vitre offerte
Fin du XVe siècle
Début du chœur
1595
Fortification de l'église
1818
Clocher frappé
1824
Reconstruction du clocher
1862
Classement historique
2013
Restauration de la tour
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. BK 50) : classement par liste de 1862

Personnages clés

Jean III du Pont Mécène ayant probablement offert la maîtresse-vitre vers 1510.
Catherine de Brosse Mécène ayant probablement offert la maîtresse-vitre vers 1510.
La Fontenelle Chef de guerre ayant pris l'église fortifiée en 1595.
Monseigneur Dognin Évêque présent lors de la réouverture de la tour en 2015.
Marguerite Cornille Fondeuse des cloches en 1949.

Origine et histoire de l'Église Saint-Nonna

L’église Saint-Nonna, située au bourg de Penmarc'h dans le Finistère, est bâtie sur l’emplacement d’un édifice primitif et dédiée à saint Nonna. Elle a été reconstruite au début du XVIe siècle dans un style gothique flamboyant, l’inscription gothique du porche sud de la tour occidentale datant précisément de 1508 marquant le lancement des travaux. Un ensemble d’indices architecturaux fait toutefois penser que le chœur a pu être entrepris dès le dernier quart du XVe siècle ; la maîtresse-vitre, d’un atelier quimpérois, est située autour de 1510 et aurait été probablement offerte par Jean III du Pont et Catherine de Brosse. Si l’on admet que Jean III du Pont est mort en avril 1509, le chevet paraît contemporain du porche, ce qui laisse supposer que l’édifice fut mené très rapidement d’est en ouest. Le déclin du port au deuxième tiers du XVIe siècle interrompit l’élévation de la tour, qui resta au niveau du premier massif. En 1595, pendant les troubles de la Ligue, les habitants fortifièrent l’église, qui fut prise par La Fontenelle. Le clocher placé au‑dessus de l’arc triomphal fut frappé par la foudre en 1818 et reconstruit en 1824. Des interventions ultérieures comprennent la construction d’une nouvelle sacristie datée 1789, des réparations importantes ordonnées en 1793, une chaire néo‑gothique en 1873, la restauration du dallage en 1887, une restauration générale entre 1893 et 1895 et une réfection complète de la charpente après la tempête de 1911. La tour ouest a fait l’objet d’une restauration complète en 2013 (charpente, couverture, façades, intérieurs et vitraux) et a été rouverte lors du pardon de Saint‑Nonna en juillet 2015 en présence du conseil municipal et de l’évêque Monseigneur Dognin. L’édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1862. Les dimensions sont indiquées de manière approximative : on parle d’environ 50 m de long sur 25 m de large, la tour s’élèverait à 10 m ; une autre mention donne 37 × 50 × 24 m. L’église, vaste vaisseau sans transept, présente une nef composée de trois vaisseaux et de cinq travées, un chœur à chevet plat nettement différencié par deux forts massifs et une voûte lambrissée qui confère une impression de légèreté. Des arcs ogivaux reposent sur des piliers octogonaux sans chapiteau et la tour‑porche occidentale s’ouvre latéralement au sud par un petit porche daté de 1508-1509. Les pignons et contreforts portent de nombreux bas‑reliefs figurant pêcheurs en barque, poissons et carvelles bretonnes, sculptures qui rappellent certaines églises du Devon. Quatre mâts‑ou bateaux sont taillés à l’intérieur et quatorze à l’extérieur ; ces représentations permettent de suivre l’évolution de la construction navale de la fin du XVe siècle au milieu du XVIe siècle. Parmi les éléments mobiliers, un bénitier offert lors du baptême d’Urbane Le Coguen le 16 octobre 1620 porte un blason aux cupules de glands, évoquant la profession de teinturier de la famille, et un autre bénitier porte l’inscription « Le Flaman », témoignage des relations maritimes avec la Flandre. Le beffroi en bois de la tour‑clocher accueille une sonnerie de deux cloches de volée électrique fondues en 1949 par Marguerite Cornille (Villedieu‑les‑Poêles) : « Marie Thérèse Michelle » (diam. 82,4 cm, 326 kg, tonalité SI3) et « Monique Marie Louise » (diam. 70,8 cm, 195 kg, tonalité DO#4). La succession des recteurs depuis le Concordat est documentée, de Yves Pochet (1802) à Stéphane Le Sonn (2015‑2017).

Liens externes