Frise chronologique
1581
Inscription « PARIS. FAB. »
Inscription « PARIS. FAB. »
1581 (≈ 1581)
Marque d’un fabricien près du porche.
1611-1623
Travaux du porche sud
Travaux du porche sud
1611-1623 (≈ 1617)
Inscriptions de Gonidec, Jourdin, Briñgon.
1662
Intervention de Simon Guillou
Intervention de Simon Guillou
1662 (≈ 1662)
Marque près d’une fenêtre sud.
Seconde moitié du XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Seconde moitié du XVIe siècle (≈ 1675)
Nef, chevet polygonal et fenestrage datés.
14 mai 1925
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
14 mai 1925 (≈ 1925)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Saint Onneau - Saint patron (identité incertaine) |
Dédicataire de l’église, peut-être saint Goueznou. |
| Paris (fabricien) - Artisan ou donateur |
Mentionné en 1581 près du porche. |
| Gonidec - Fabricien ou maître d’œuvre |
Associé aux travaux de 1611-1612. |
| H. Jourdin - Fabricien |
Cité dans l’inscription de 1618. |
| N. Briñgon - Fabricien |
Mentionné en 1623 sur le porche. |
| Simon Guillou - Fabricien ou artisan |
Inscription datée de 1662. |
Origine et histoire
L’église Saint-Onneau, située à Esquibien dans le Finistère, est dédiée à un saint obscur, peut-être assimilable à saint Goueznou, bien que cette hypothèse reste non confirmée. Construite principalement au XVIe siècle (seconde moitié) et remaniée au XVIIe, elle présente une nef à bas-côtés de cinq travées, un chevet polygonal, et un clocher ajouré dépourvu de galerie. Son porche sud, voûté d’ogives bombées, porte des inscriptions datées de 1581 à 1623, attestant des travaux successifs menés par des fabriciens locaux comme Paris, Gonidec, ou Jourdin. Une Pietà du XVIe siècle, aujourd’hui transférée à l’évêché, ainsi que des statues anciennes (saint Onneau, saint Corentin) ornaient autrefois l’édifice.
L’église s’inscrit dans un enclos paroissial typique de Bretagne, autrefois ceint d’un arc triomphal reconverti en monument aux morts. Son architecture mêle des éléments gothiques (arcs ogivaux, voussures pénétrant les piliers) et Renaissance (porte en anse de panier), avec des influences régionales visibles dans la façade ouest, comparable à celles de Plouhinec ou Cléden. Le pardon annuel, célébré le 11 août, perpétue la dévotion à saint Onneau, bien que son culte reste mal documenté. L’édifice a été inscrit aux monuments historiques en 1925, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Les inscriptions gravées dans le porche et près des fenêtres (ex. « SIMON GUILLOU FAB. 1662 ») révèlent l’implication de familles locales dans sa construction et son entretien. Ces marques, associées aux chapelles latérales et au fenestrage du XVIe siècle, illustrent une évolution stylistique sur plus d’un siècle. Le clocher, décrit comme « d’une grande élégance », et le porche aux liernes longitudinales témoignent d’un savoir-faire artisanal breton, tandis que la transformation de l’arc triomphal en monument aux morts reflète les mutations mémorielles du XXe siècle.