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Église Saint-Onneau d'Esquibien dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Clocher de style Beaumanoir Eglise gothique

Église Saint-Onneau d'Esquibien

    1 Rue Surcouf
    29770 Esquibien

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1581
Inscription « PARIS. FAB. »
1611-1623
Travaux du porche sud
1662
Intervention de Simon Guillou
Seconde moitié du XVIe siècle
Construction initiale
14 mai 1925
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Saint Onneau - Saint patron (identité incertaine) Dédicataire de l’église, peut-être saint Goueznou.
Paris (fabricien) - Artisan ou donateur Mentionné en 1581 près du porche.
Gonidec - Fabricien ou maître d’œuvre Associé aux travaux de 1611-1612.
H. Jourdin - Fabricien Cité dans l’inscription de 1618.
N. Briñgon - Fabricien Mentionné en 1623 sur le porche.
Simon Guillou - Fabricien ou artisan Inscription datée de 1662.

Origine et histoire

L’église Saint-Onneau, située à Esquibien dans le Finistère, est dédiée à un saint obscur, peut-être assimilable à saint Goueznou, bien que cette hypothèse reste non confirmée. Construite principalement au XVIe siècle (seconde moitié) et remaniée au XVIIe, elle présente une nef à bas-côtés de cinq travées, un chevet polygonal, et un clocher ajouré dépourvu de galerie. Son porche sud, voûté d’ogives bombées, porte des inscriptions datées de 1581 à 1623, attestant des travaux successifs menés par des fabriciens locaux comme Paris, Gonidec, ou Jourdin. Une Pietà du XVIe siècle, aujourd’hui transférée à l’évêché, ainsi que des statues anciennes (saint Onneau, saint Corentin) ornaient autrefois l’édifice.

L’église s’inscrit dans un enclos paroissial typique de Bretagne, autrefois ceint d’un arc triomphal reconverti en monument aux morts. Son architecture mêle des éléments gothiques (arcs ogivaux, voussures pénétrant les piliers) et Renaissance (porte en anse de panier), avec des influences régionales visibles dans la façade ouest, comparable à celles de Plouhinec ou Cléden. Le pardon annuel, célébré le 11 août, perpétue la dévotion à saint Onneau, bien que son culte reste mal documenté. L’édifice a été inscrit aux monuments historiques en 1925, reconnaissant sa valeur patrimoniale.

Les inscriptions gravées dans le porche et près des fenêtres (ex. « SIMON GUILLOU FAB. 1662 ») révèlent l’implication de familles locales dans sa construction et son entretien. Ces marques, associées aux chapelles latérales et au fenestrage du XVIe siècle, illustrent une évolution stylistique sur plus d’un siècle. Le clocher, décrit comme « d’une grande élégance », et le porche aux liernes longitudinales témoignent d’un savoir-faire artisanal breton, tandis que la transformation de l’arc triomphal en monument aux morts reflète les mutations mémorielles du XXe siècle.

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