Frise chronologique
début XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XVIe siècle (≈ 1604)
Chapelle castrale Saint-Barthélemy édifiée.
1650
Chapelle sud autorisée
Chapelle sud autorisée
1650 (≈ 1650)
Construction par le juge Rigade.
1763
Devenue paroissiale
Devenue paroissiale
1763 (≈ 1763)
Cession par le duc d’Aiguillon.
vers 1850
Rénovations des chapelles
Rénovations des chapelles
vers 1850 (≈ 1850)
Voûtement de la chapelle est.
1890
Ajout de la travée et clocher
Ajout de la travée et clocher
1890 (≈ 1890)
Extension vers l’ouest.
22 février 1927
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
22 février 1927 (≈ 1927)
Protection du chœur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Cyprien (cad. D 67, 68 feuilles 1 et 2) : inscription par arrêté du 24 septembre 1958
Personnages clés
| Charles de Montpezat - Seigneur de Laugnac et Dolmayrac |
Commanditaire présumé du chœur (armoiries). |
| Duc d’Aiguillon - Propriétaire initial |
Cède l’église en 1763. |
| Sieur Rigade (ou Régal) - Juge local |
Obtient l’autorisation de construire une chapelle. |
| Abbé Durengues - Historien local |
Source sur les rénovations du XIXe. |
Origine et histoire
L’église Saint-Orens de Dolmayrac, située dans le département de Lot-et-Garonne, trouve ses origines au XVIe siècle, période à laquelle elle fut construite comme chapelle castrale sous le nom de Saint-Barthélemy, annexe de Saint-Orens. La clef de voûte du chœur porte les armoiries de Charles de Montpezat, seigneur local, attestant de son rôle dans la fondation. L’édifice devint église paroissiale en 1763, après sa cession par le duc d’Aiguillon, prenant alors le vocable de saint Orens.
Au XVIIe siècle, deux chapelles furent ajoutées côté sud, dont une autorisée en 1650 par le juge Rigade (ou Régal), près du chœur. Ces espaces furent remaniés vers 1850, avec l’ajout d’une voûte dans la chapelle est. En 1859, une réfection des voûtes était prévue, et en 1890, une travée fut ajoutée à la nef, ainsi qu’un clocher. L’ensemble, notamment le chœur à voûtes d’ogives et liernes, reflète des influences gothiques tardives.
Classée Monument Historique en 1927 pour son chœur, l’église illustre l’évolution architecturale et religieuse de la région. Les culs-de-lampe ornés (comme un clerc chevauchant un porc) et les armoiries seigneuriales témoignent de son passé médiéval et moderne. Les sources, dont les travaux de l’abbé Durengues et de Georges Tholin, soulignent son importance dans le diocèse d’Agen.
Initialement liée à un site castral, l’église incarne la transition entre fonction seigneuriale (chapelle privée) et usage paroissial, typique des édifices ruraux en Aquitaine. Les modifications des XIXe et XXe siècles (clocher, travée) répondirent aux besoins d’une communauté grandissante, tout en préservant des éléments gothiques comme les tiercerons du chœur.