Frise chronologique
XIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XIe siècle (≈ 1150)
Premières fondations en style roman.
Milieu XIIIe siècle
Premières mentions paroissiales
Premières mentions paroissiales
Milieu XIIIe siècle (≈ 1350)
Documents attestant la paroisse.
XIIIe siècle
Ajout de fenêtres gothiques
Ajout de fenêtres gothiques
XIIIe siècle (≈ 1350)
Modification des ouvertures romanes.
XVe–XVIe siècles
Agrandissements et porche
Agrandissements et porche
XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Portail ouest élargi, porche ajouté.
XVIe siècle
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
XVIe siècle (≈ 1650)
Arc triomphal et charpente refaits.
1647–1666
Retable baroque installé
Retable baroque installé
1647–1666 (≈ 1657)
Œuvre des frères Baudard (Rouen).
1825
Ajout de la sacristie
Ajout de la sacristie
1825 (≈ 1825)
Construction en brique.
19 juillet 1926
Classement Monument historique
Classement Monument historique
19 juillet 1926 (≈ 1926)
Inscription officielle de l'édifice.
2009–2010
Restauration de la flèche
Restauration de la flèche
2009–2010 (≈ 2010)
Endommagée par la foudre en 2009.
2012
Restauration des peintures
Restauration des peintures
2012 (≈ 2012)
Retable et décor intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 19 juillet 1926
Personnages clés
| Famille de Gouvix - Seigneurs locaux |
Partageaient le patronage avec l'évêque. |
| Évêque de Lisieux - Autorité religieuse |
Cogestionnaire de la paroisse. |
| Pierre et Louis Baudard - Artistes roubais |
Auteurs des retables (1647–1666). |
| Auteur anonyme du porche - Artisan du XVIe siècle |
Initiales gravées et hache représentée. |
Origine et histoire
L'église Saint-Ouen, située à Courtonne-la-Meurdrac dans le Calvados, trouve ses origines au XIe siècle avec la construction de sa nef, suivie d'importants travaux aux XIIe, XIIIe et XVIe siècles. Les premières mentions de la paroisse remontent au milieu du XIIIe siècle, période où des fenêtres gothiques remplacent partiellement des ouvertures romanes, comme en témoigne la porte comblée du mur méridional. Le patronage de l'église était partagé entre la famille de Gouvix et l'évêque de Lisieux, reflétant les liens féodaux et religieux de l'époque.
Au XVe siècle, l'édifice subit des modifications majeures : agrandissement des ouvertures (portail ouest, fenêtres à meneaux) et ajout d'un porche à la charpente fin XVe–début XVIe. Le XVIe siècle marque la reconstruction du chœur, de l'arc triomphal et de la charpente de la nef, ornée de rinceaux et rosaces polychromes. La nef, plus large que le chœur (10 m sur 17 m), conserve des éléments romains comme l’opus spicatum, tandis que le clocher, initialement couvert d’essentes, est recouvert d’ardoises au XIXe siècle.
Le mobilier est renouvelé aux XVIIe–XIXe siècles, avec un retable baroque (1647–1666) inspiré de Rubens, des fonts baptismaux du XVIIIe et une chaire du XIXe. La sacristie en brique est ajoutée après 1825, et des peintures murales (faux appareil, graffitis médiévaux) embellissent l’intérieur. Classée Monument historique en 1926, l’église subit des restaurations au XXe–XXIe siècles, notamment après la foudre de 2009 qui endommage sa flèche. Un diagnostic en 2018 planifie des travaux de conservation.
Les vitraux du XIXe siècle, financés par des donateurs, complètent un décor où se mêlent héritage médiéval et ajouts modernes. Les sablières sculptées et la charpente peinte du XVIe siècle, comparables aux églises de La Houblonnière et L’Hôtellerie, soulignent son importance patrimoniale. Le porche, les fonts baptismaux, et la croix de procession (XVIIe) sont également classés comme objets historiques depuis 1976.