Frise chronologique
1125-1175
Construction initiale
Construction initiale
1125-1175 (≈ 1150)
Chœur, clocher et partie de la nef.
1181-1189
Don à l'abbaye du Bec
Don à l'abbaye du Bec
1181-1189 (≈ 1185)
Adeline de Montfort cède l'église.
XVe siècle
Extensions gothiques
Extensions gothiques
XVe siècle (≈ 1550)
Travées occidentales et baie du chevet.
1854-1889
Restaurations majeures
Restaurations majeures
1854-1889 (≈ 1872)
Façade, chapelle, vitraux et perron.
1910
Classement du clocher
Classement du clocher
1910 (≈ 1910)
Protection au titre des Monuments Historiques.
1925
Renforcement du clocher
Renforcement du clocher
1925 (≈ 1925)
Stabilisation de la charpente instable.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher : classement par arrêté du 8 janvier 1910
Personnages clés
| Adeline de Montfort - Seigneuresse de Routot |
Dona l'église au Bec Hellouin. |
| Hugues d'Amiens - Archevêque de Rouen |
Confirma la possession en 1411. |
| Gustave Cossard - Architecte (XIXe s.) |
Proposa des travaux en 1889. |
| Abbé Leroy - Curé de Routot |
Insista pour les cloches en 1919. |
Origine et histoire
L’église Saint-Ouen de Routot, construite entre 1125 et 1175, suit un plan en croix latine à trois vaisseaux, avec un chevet plat et une façade occidentale à mur pignon. Le chœur, le clocher carré et une partie de la nef datent du XIIe siècle, tandis que les deux travées occidentales de la nef et la baie du chevet furent ajoutées au XVe siècle. La chapelle nord et la façade occidentale furent remaniées au XIXe siècle.
À l’origine, l’église appartenait à la seigneurie de Routot, détenue par la famille de Montfort. En 1181-1189, Adeline de Montfort, ayant reçu la terre en dot, en fit don à l’abbaye du Bec Hellouin, avec les dîmes. Ce don fut confirmé en 1411 par Hugues d’Amiens, archevêque de Rouen. La tour-clocher, classée en 1910, remplace le bras sud disparu du transept et est surmontée d’une flèche polygonale.
Au XIXe siècle, des restaurations majeures furent entreprises, notamment par les architectes Dupuis et Simon. En 1867, la création d’une chapelle de la Vierge et d’une sacristie suscita des critiques pour des raisons techniques et esthétiques. En 1889, Gustave Cossard proposa des travaux incluant des vitraux et la réfection du perron. En 1925, des renforcements furent nécessaires pour stabiliser le clocher, dont la charpente menaçait la tour classée.
L’intérieur présente une nef voûtée en carène de bateau renversé, avec des poutres apparentes et une charpente lambrissée. Les baies, en arcs brisés ou plein cintre, éclairent l’édifice. La façade occidentale, remaniée, arbore deux portes rectangulaires surmontées d’une baie à remplage flamboyant. L’horloge, jugée disgraciuse, fut retirée vers 1948.