Église Saint-Ouen de Routot dans l'Eure

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Ouen de Routot

  • 48-54 Avenue du Général de Gaulle
  • 27350 Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
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Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Église Saint-Ouen de Routot
Crédit photo : Gérard Janot - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1125-1175
Construction initiale
1181-1189
Donation à l'abbaye
XIIe siècle
Construction initiale
1411
Confirmation de possession
XVe siècle
Ajouts gothiques
XVIe siècle
Restauration et améliorations
1854
Projet de restauration
1862
Réparation des murs
XIXe siècle
Restauration majeure
1888
Travaux de rénovation
1889
Ouverture d'une fenêtre
1919
Interdiction des cloches
1925
Renforcement de la charpente
1948
Retrait de l'horloge
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Clocher : classement par arrêté du 8 janvier 1910

Personnages clés

Adeline de Montfort Fille de Hugues II de Montfort, elle fit donation de l'église à l'abbaye du Bec-Hellouin.
Hugues II de Montfort Père d'Adeline de Montfort, seigneur de Routot.
Hugues d'Amiens Archevêque de Rouen qui confirma la possession de l'église par l'abbaye du Bec.
Victor Dupuis Architecte ayant proposé un projet de restauration en 1854.
Abbé Leroy Curé ayant insisté pour le renforcement de la charpente et la construction d'un beffroi.
Gustave Cossard Architecte de Brionne ayant présenté un devis pour des travaux en 1889.
Henri Lamain Entrepreneur de Brionne ayant exécuté des travaux en 1889.
Ruprich-Robert Architecte chargé des travaux de renforcement de la charpente en 1925.

Origine et histoire de l'Église Saint-Ouen

Le chœur, le clocher et une partie de la nef datent du XIIe siècle ; l'édifice a été bâti vers 1125-1175, à l'époque où la seigneurie de Routot appartenait à la famille de Montfort, qui possédait un manoir à proximité. Entre 1181 et 1189, Adeline de Montfort, ayant reçu la terre de Montfort de son père Hugues II de Montfort, fit donation de l'église, des dîmes et des dépendances à l'abbaye du Bec-Hellouin. En 1411, Hugues d'Amiens, archevêque de Rouen, confirma au Bec la possession de l'église Saint-Ouen de Routot. Les deux travées occidentales de la nef et la baie du chevet datent du XVe siècle, tandis que la chapelle nord et la façade occidentale ont été remaniées au XIXe siècle. En 1854, l'architecte Dupuis proposa un projet de restauration de la baie du portail occidental, portant notamment sur le réseau et la restitution des fleurons. D'importants travaux furent entrepris durant la seconde moitié du XIXe siècle ; les murs furent réparés vers 1862 pour 1 491 F. Le projet de l'architecte Simon pour la création d'une chapelle de la Vierge et d'une sacristie fut sévèrement critiqué tant sur le plan technique qu'esthétique par la commission départementale, qui lui demanda en 1867 de reprendre le dessin de la voûte et du comble de la sacristie. À la fin 1888, les travaux engagés sur adjudication étaient à peu près terminés, mais d'importants chantiers restaient à mener à l'intérieur comme à l'extérieur ; dans les mêmes années, une rénovation du chœur proposée par Simon menaçait d'effacer les derniers vestiges romans intérieurs. En mars 1889, l'architecte Gustave Cossard, de Brionne, présenta un devis de 10 800 F pour l'ouverture d'une fenêtre nord du chœur, la réfection complète du perron d'entrée et la fourniture de trois vitraux par la maison Louis Lichtenheldt-Koch de Beauvais ; ces travaux furent exécutés par l'entrepreneur Henri Lamain, également de Brionne. En 1919, l'administration des Beaux-Arts interdit de faire sonner les cloches, estimant que la tour classée risquait d'être ébranlée par le clocher dont la charpente reposait directement sur les murs. À la demande insistante des curés, parmi lesquels l'abbé Leroy, il fut décidé de renforcer la charpente et d'édifier une sorte de beffroi ; l'architecte Ruprich-Robert fut chargé des travaux en 1925. Ces travaux furent vivement contestés par la municipalité en 1926, mais la procédure technique adoptée par l'architecte fut finalement validée par l'administration. L'horloge qui dénaturait la façade fut enlevée vers 1948.

Liens externes