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Église Saint-Pancrace-et-Saint-Cyriaque de Grendelbruch dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Pancrace-et-Saint-Cyriaque de Grendelbruch

    Place de l'Église
    67190 Grendelbruch
Propriété de la commune
Église Saint-Pancrace-et-Saint-Cyriaque de Grendelbruch
Église Saint-Pancrace-et-Saint-Cyriaque de Grendelbruch
Église Saint-Pancrace-et-Saint-Cyriaque de Grendelbruch
Église Saint-Pancrace-et-Saint-Cyriaque de Grendelbruch
Église Saint-Pancrace-et-Saint-Cyriaque de Grendelbruch
Église Saint-Pancrace-et-Saint-Cyriaque de Grendelbruch
Crédit photo : Bernard Chenal - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1500
1600
1700
1800
1900
2000
974
Première mention écrite
1565
Construction de la tour-choeur
1741
Reconstruction de la nef
1829
Démolition partielle et corps de garde
1847
Désaffectation du cimetière
1927
Restauration de la chapelle
1998
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges de la tour-choeur du XVIe siècle (cad. 01 67) : inscription par arrêté du 22 avril 1998

Personnages clés

Comte Hugues - Donateur médiéval Cède l’église à l’abbaye d’Altorf en 974.
Frédéric Kuhlmann - Architecte du XIXe siècle Conçoit le corps de garde en 1829.

Origine et histoire

L’église Saint-Pancrace-et-Saint-Cyriaque de Grendelbruch, située dans le Bas-Rhin, trouve ses origines dans une première mention écrite datant de 974, lorsque le comte Hugues cède des biens, dont cette église, à l’abbaye d’Altorf pour sa fondation. L’édifice primitif, progressivement tombé en ruines, est remplacé au 3e quart du XVIe siècle par une nouvelle construction. Aujourd’hui, il ne subsiste aucun élément visible de l’église originelle, mais la chapelle actuelle conserve le rez-de-chaussée voûté de l’ancienne tour-choeur de 1565, seul vestige de l’église paroissiale démolie au XIXe siècle.

Au fil des siècles, le monument subit plusieurs transformations majeures : en 1741, la nef est reconstruite et l’église est redédiée à saint Philippe et saint Jacques ; en 1829, après la construction de la nouvelle église, la nef et la tour sont démolies, ne laissant que le chœur de 1565 comme chapelle de cimetière. Un corps de garde, érigé la même année selon les plans de Frédéric Kuhlmann, est intégré au site avant d’être partiellement démoli vers 1927 lors de la restauration de la chapelle. L’ensemble est inscrit aux monuments historiques en 1998, protégeant ainsi les vestiges de la tour-choeur du XVIe siècle.

Le site, initialement lié à un cimetière désaffecté en 1847, illustre l’évolution architecturale et cultuelle de la région. La chapelle actuelle, avec son toit à deux versants ajouté au XXe siècle, intègre des éléments des différentes époques, dont des vestiges du corps de garde de 1829. Les datations précises, comme celle gravée sur un mur intérieur (1565), attestent de son histoire mouvementée, marquée par des reconstructions et des réaffectations successives.

Liens externes