Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
L'église était formée de deux églises accolées correspondant aux nefs centrale et méridionale.
Fin du XIIe siècle
Remaniement et extension
Remaniement et extension Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
La nef centrale fut profondément remaniée et le collatéral nord fut édifié.
1727
Ajout d'une chapelle
Ajout d'une chapelle 1727 (≈ 1727)
Une chapelle votive fut ajoutée au collatéral nord.
11 juillet 1907
Acquisition par l'État
Acquisition par l'État 11 juillet 1907 (≈ 1907)
La parcelle de rocher contiguë à l'église a été acquise par l'État.
13 juin 1907
Classement historique
Classement historique 13 juin 1907 (≈ 1907)
L'église et le rocher contigu sont classés au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église et le rocher contigü : classement par arrêté du 13 juin 1907
Origine et histoire de l'Église Saint-Pantaléon
L'église Saint-Pantaléon (Sant Pantalí en provençal) est une église romane située à Saint-Pantaléon, au pied des monts de Vaucluse, dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La parcelle de rocher contiguë à l'église a été acquise par l'État le 11 juillet 1907 ; elle est actuellement un bien vacant et sans maître, en cours d'appréhension par la commune. L'édifice présente une histoire complexe : au XIe siècle il était formé de deux églises accolées correspondant aux nefs centrale et méridionale. La nef centrale fut profondément remaniée à la fin du XIIe siècle, période à laquelle fut également édifié le collatéral nord, auquel une chapelle votive fut ajoutée en 1727. L'église et le rocher contigu sont classés au titre des monuments historiques depuis le 13 juin 1907. La façade centrale est en pierre de taille, montée en grand appareil régulier sur les deux tiers de sa hauteur et en moyen appareil dans la partie haute ; elle s'ouvre par un portail à double voussure en plein cintre et une petite fenêtre très étroite surmontée d'un linteau monolithe, vestige d'une caractéristique primitive. Une corniche ornée d'une frise de feuilles d'acanthe inspirée de l'antique couronne cette partie, qui porte aussi de nombreux trous de boulin. Les parties latérales montrent une forte asymétrie : la travée méridionale est nettement plus élevée que la septentrionale et toutes deux présentent une maçonnerie irrégulière percée d'une fenêtre étroite avec linteau monolithe. La façade est surmontée d'un clocheton à baie unique, orné d'une corniche à denticules et surmonté d'une croix de pierre. Le chevet se compose de trois absides semi-circulaires, chacune couverte d'un toit en appentis ; l'abside centrale est taillée dans le roc sur plus d'un tiers de sa hauteur, le reste de sa maçonnerie associant pierre de taille en très grand appareil régulier et petit appareil irrégulier dans la partie haute. Au pied de cette triple abside se trouve une nécropole rupestre des XIe et XIIe siècles, remarquable par ses tombes taillées dans le roc et par la présence de tombes d'adultes entourées de tombes d'enfants, phénomène décrit comme « sanctuaire à répit ». La triple abside et la nécropole rupestre, avec leurs tombes taillées et leurs regroupements d'adultes et d'enfants, figurent parmi les éléments les plus remarquables du site.