Frise chronologique
1189
Première mention
Première mention
1189 (≈ 1189)
Église citée avec Saint-Nicolas dans les textes.
1516
Décision de reconstruction
Décision de reconstruction
1516 (≈ 1516)
Démolition de l’ancien édifice en 1523.
1524
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur
1524 (≈ 1524)
Accélère la restructuration jusqu’en 1536.
1538
Chapelle Saint-Jacques rebâtie
Chapelle Saint-Jacques rebâtie
1538 (≈ 1538)
Commande de Nicole le Tartier.
1660–1675
Rehaussement des toits
Rehaussement des toits
1660–1675 (≈ 1668)
Travaux du chœur aux combles.
1735–1745
Construction du portail dorique
Construction du portail dorique
1735–1745 (≈ 1740)
Façade classique ajoutée.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection de l’édifice et de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pantaléon : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Nicole le Tartier - Commanditaire de la chapelle Saint-Jacques |
Veuve du maire Jacques Dorigny. |
| Jacques Dorigny - Ancien maire de Troyes |
Époux de Nicole le Tartier. |
| Jean Bailly - Maître d’œuvre initial |
Reconstruction en pierre au XVIe. |
| Maurice Favereau - Architecte post-incendie |
Dirigea les travaux dès 1527. |
| Antoine Dumay - Maître d’œuvre de la nef nord |
Actif entre 1531 et 1533. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pantaléon de Troyes, mentionnée dès 1189, était initialement une succursale de la paroisse Saint-Jean, sous la tutelle de l’abbesse de Notre-Dame-aux-Nonnains. Sa reconstruction en pierre fut décidée en 1516, mais un incendie en 1524 ravagea l’édifice en cours de construction, accélérant sa restructuration jusqu’en 1536. Les travaux reprirent en 1660 pour rehausser le chœur et les toits, tandis que le portail dorique fut ajouté entre 1735 et 1745. Classée monument historique en 1862, elle illustre l’évolution architecturale entre Gothique tardif et classicisme.
La chapelle Saint-Jacques, rebâtie en 1538 pour Nicole le Tartier (veuve du maire Jacques Dorigny), abrite un retable orné de scènes bibliques comme Esther et Assuérus ou Judith et Holopherne. Ses vitraux et armoiries rappellent les commanditaires. L’église, de plan rectangulaire (37,6 m de long, 18,9 m de large), voûtée à 28 m, mêle pierres du XVIe siècle et aménagements ultérieurs, dont une statuaire champenoise remarquable comme L’Arrestation de Crépin et Crépinien, ancienne pièce des cordeliers.
L’édifice fut dirigé par plusieurs maîtres d’œuvre : Jean Bailly initia la reconstruction en pierre, suivie par Maurice Favereau (à partir de 1527) et Antoine Dumay pour la nef nord (1531–1533). La façade fut remaniée en 1645, et le portail dorique, ajouté au XVIIIe siècle, achève son aspect actuel. Située entre la cathédrale et la gare, bordée par les rues Turenne et du Marché-aux-Noix, l’église reste un témoignage majeur du patrimoine religieux troyen, marqué par les incendies, les reconstructions et les influences artistiques successives.