Frise chronologique
Xe siècle
Début du culte
Début du culte
Xe siècle (≈ 1050)
Essor de la dévotion à saint Pardoux
Moyen Âge
Construction initiale
Construction initiale
Moyen Âge (≈ 1125)
Édifice roman dédié à saint Pardoux
1801 ou 1802
Rachat par Archignat
Rachat par Archignat
1801 ou 1802 (≈ 1802)
Restitution lors du Concordat
18 mars 1970
Inscription MH
Inscription MH
18 mars 1970 (≈ 1970)
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne église (cad. D 429) : inscription par arrêté du 18 mars 1970
Personnages clés
| Pardulphe de Guéret (saint Pardoux) - Abbé et saint patron |
Dédicataire de l’église, Xe–XVIIIe siècles |
Origine et histoire
L’église Saint-Pardoux d’Archignat est un édifice roman situé dans le hameau de Frontenat, à environ 4 km au sud-ouest du village d’Archignat, dans l’ouest du département de l’Allier. Ancienne église paroissiale de Frontenat, rattachée au diocèse de Bourges, elle est dédiée à saint Pardoux (ou Pardulphe de Guéret, 658–737/743), abbé de l’abbaye de Guéret, dont le culte s’est développé à partir du Xe siècle. Bien que remaniée à différentes époques, elle conserve une nef rectangulaire terminée par un chœur à chevet plat, couvert d’une charpente remplaçant un ancien berceau en plein cintre. Sa façade occidentale, surmontée d’un clocher-mur à pignon, abrite deux baies en plein cintre, dont l’une contient une cloche.
Vendue comme bien national pendant la Révolution, l’église a été rachetée par la commune d’Archignat lors du Concordat de 1801 (ou 1802 selon les sources). Depuis, elle est restée une propriété privée tout en conservant son caractère religieux. Son inscription au titre des monuments historiques, le 18 mars 1970, protège son patrimoine architectural, notamment son vaisseau, son clocher-mur et son porche d’entrée. L’édifice illustre l’héritage roman de la région, marqué par des influences limousines et bourbonnaises.
L’église se situe dans la Châtaigneraie bourbonnaise, à la limite du département de la Creuse, dans un contexte rural marqué par l’histoire médiévale et post-révolutionnaire. Son isolement géographique, dans un hameau éloigné du centre d’Archignat, reflète son passé de lieu de culte local, aujourd’hui préservé malgré son statut privé. Les remaniements successifs témoignent de son adaptation aux besoins liturgiques et structurels au fil des siècles, tout en conservant des éléments romans caractéristiques comme les baies en plein cintre et le chevet plat.