Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane et prieuré bénédictin.
XIVe siècle
Ajout de la chapelle gothique
Ajout de la chapelle gothique
XIVe siècle (≈ 1450)
Chapelle funéraire ajoutée au sud de la nef.
1856–1900
Restaurations majeures
Restaurations majeures
1856–1900 (≈ 1878)
Reconstruction de la voûte et agrandissements.
15 juin 1954
Classement monument historique
Classement monument historique
15 juin 1954 (≈ 1954)
Protection officielle de l'édifice.
2012–2013
Restauration récente
Restauration récente
2012–2013 (≈ 2013)
Travaux menés par les Compagnons du Devoir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 15 juin 1954
Personnages clés
| Abbaye de Baignes - Institution mère du prieuré |
Prieuré bénédictin dépendant de cette abbaye. |
| Compagnons du Devoir - Artisans restaurateurs |
Responsables des travaux en 2012–2013. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pardoux de Barret, située dans le département de la Charente en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle fut initialement un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye de Baignes, avant de devenir une église paroissiale. Son architecture romane, typique de la région, se caractérise par une nef unique, un clocher couvert d’une coupole, et un chevet semi-circulaire inspiré des styles angoumois et saintongeais. La façade, ornée d’arcatures et de chapiteaux sculptés, s’inspire directement de la cathédrale d’Angoulême, tandis que certains motifs, comme celui évoquant le péché de luxure, visaient à instruire et effrayer les fidèles.
Au XIVe siècle, une chapelle funéraire gothique fut ajoutée au sud de la nef, formant un faux transept. Cet espace, voûté de nervures reposant sur des colonnettes à chapiteaux historiés, contraste avec le style roman initial. L’église subit d’importantes restaurations au XIXe siècle, notamment la reconstruction de la voûte de la nef en briques (1856–1900) et l’agrandissement de la sacristie (1895). Ces travaux, bien que modernisateurs, ont préservé des éléments médiévaux comme la crypte sous l’abside, potentiellement utilisée comme ossuaire.
Classée monument historique en 1954, l’église a bénéficié de restaurations récentes (2012–2013) menées par les Compagnons du Devoir, visant à conserver son patrimoine architectural et sculptural. Son décor, mêlant influences romanes et gothiques, témoigne de l’évolution artistique et religieuse de la Charente médiévale. Aujourd’hui propriété de la commune, elle reste un exemple remarquable du patrimoine religieux charentais, marqué par son histoire de prieuré et ses transformations successives.
L’édifice illustre aussi les techniques constructives médiévales : voûtes en berceau, pendentifs ornés, et arcatures aveugles. La présence d’une vicairie perpétuelle, puis d’une cure après la suppression du prieuré, reflète son rôle central dans la vie locale. Les chapiteaux, comme celui représentant la luxure, rappellent la fonction didactique de l’art roman, où l’image servait à transmettre des messages moraux aux fidèles, souvent illettrés.