Frise chronologique
XVe siècle (début)
Rénovation gothique
Rénovation gothique
XVe siècle (début) (≈ 1515)
Transformation majeure de l'édifice roman.
1675
Commande du retable
Commande du retable
1675 (≈ 1675)
Œuvre de Bertrand Buxeraud pour l'église.
1768
Reconstruction du portail
Reconstruction du portail
1768 (≈ 1768)
Après effondrement de la nef.
24 février 1917
Classement MH partiel
Classement MH partiel
24 février 1917 (≈ 1917)
Chœur, transept et croisée protégés.
Années 1950
Création de vitraux modernes
Création de vitraux modernes
Années 1950 (≈ 1950)
Sainte Thérèse, Crucifixion, par maître verrier limougeaud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur, croisée et transept : classement par arrêté du 24 février 1917
Personnages clés
| Bertrand Buxeraud - Sculpteur limougeaud (XVIIe) |
Auteur du tabernacle et retable. |
| M. Materre - Curé de Bugeat (XVIIe) |
Commanditaire du retable en 1675. |
| M. Beaubrun - Intermédiaire à Limoges |
Relais pour la commande du retable. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pardoux de Bugeat, située dans le département de la Corrèze en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux dont les origines remontent au Moyen Âge. Initialement construite en style roman, elle fut profondément remaniée à la fin du XIVe et au début du XVe siècle, marquant une transition vers le gothique. Son architecture reflète cette dualité stylistique, avec une nef encadrée de bas-côtés et un clocher-mur datant du XVIIIe siècle, surmonté d’un lanternon.
L’église a connu des modifications majeures, notamment l’effondrement de la première travée de la nef au XVIIIe siècle, entraînant la reconstruction du portail occidental en 1768. Ce portail, orné d’un clocher-mur à deux baies campanaires, est un témoignage de cette période de restauration. Les parties les plus anciennes – le chœur, le transept et la croisée – ont été classées au titre des monuments historiques le 24 février 1917, soulignant leur valeur patrimoniale.
Le mobilier de l’église est particulièrement riche, avec des pièces remarquables comme une cuve baptismale du XIIIe siècle en granite, classée en 1908, ou un tabernacle du XVIIe siècle en bois, œuvre du sculpteur limougeaud Bertrand Buxeraud. Les vitraux, réalisés aux XIXe et XXe siècles, illustrent des scènes religieuses, comme ceux dédiés à sainte Thérèse de Lisieux ou à la Crucifixion, ajoutant une dimension artistique et spirituelle à l’édifice.
Parmi les sculptures notables, on trouve des culs-de-lampe en granite du XIVe-XVe siècle, dont un aigle symbolisant l’évangéliste Jean, élément du Tétramorphe. Ces œuvres, ainsi que les statues en bois polychrome des XVIIe et XVIIIe siècles (comme celle de saint Pardoux), reflètent l’artisanat local et la dévotion religieuse de l’époque. L’église, propriété de la commune, reste un lieu de culte et de patrimoine au cœur du parc naturel régional de Millevaches.
L’histoire de l’église est également liée à des commanditaires locaux, comme M. Materre, curé de Bugeat au XVIIe siècle, qui passa commande d’un retable à Bertrand Buxeraud en 1675. Ce retable, aujourd’hui dispersé, témoigne des échanges artistiques entre Limoges et les campagnes corréziennes. Les vitraux modernes, comme ceux des années 1950, montrent une continuité dans l’embellissement de l’édifice, mêlant tradition et renouvellement.