Frise chronologique
XIIIe siècle
Chapelle primitive
Chapelle primitive
XIIIe siècle (≈ 1350)
Base de l’édifice actuel
1486
Reconstruction ordonnée
Reconstruction ordonnée
1486 (≈ 1486)
Par l’évêque Barton de Montbas
1997
Découverte des peintures
Découverte des peintures
1997 (≈ 1997)
Fresques des XIVe-XVe siècles
2009
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2009 (≈ 2009)
Inscription de l’église en totalité
2013
Souscription publique
Souscription publique
2013 (≈ 2013)
Restauration des parements extérieurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AH 174) : inscription par arrêté du 28 septembre 2009
Personnages clés
| Barton de Montbas - Évêque commanditaire |
Ordonna la reconstruction en 1486 |
| Antoine Soulié - Peintre du retable |
Auteur des panneaux bifaces (1759) |
| Cesare Saccaggi - Artiste donateur |
Auteur des *Fidèles au pardon* (1903) |
| Jean Geouffre de la Pradelle - Donateur du tableau |
Offrit l’œuvre de Saccaggi |
Origine et histoire
L’église Saint-Pardoux de Gimel-les-Cascades, située en Corrèze (Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines dans une chapelle du XIIIe siècle. L’édifice actuel fut reconstruit en 1486 sur ordre de l’évêque Barton de Montbas, tout en intégrant des éléments plus anciens, comme le mur sud d’une chapelle décorée de peintures des XIVe et XVe siècles. Ces fresques, redécouvertes en 1997, représentent notamment la Sainte Trinité et l’Annonciation, attestant de la superposition des époques dans la structure.
L’architecture mêle moellons de gneiss et pierres de taille, avec un clocher à peigne typique et une toiture en ardoises locales. À l’intérieur, un plafond en bois voûté du XVIIe siècle, des boiseries du XVIIIe, et un retable peint en 1759 par Antoine Soulié illustrent les ajouts postérieurs. Le trésor de l’église abrite des reliquaires remarquables, dont une châsse émaillée de Limoges (XIIe siècle) dédiée à saint Étienne et un buste-reliquaire en argent de saint Dumine (XVe siècle), orné des armoiries des familles donatrices comme les Gimel et les vicomtes de Turenne.
Classée Monument Historique en 2009, l’église a bénéficié de restaurations récentes : dégagement des peintures murales dans les années 1990, rénovation du plafond en bois après 2000, et une souscription publique en 2013 pour ses parements extérieurs. Ces travaux ont révélé des détails comme les écussons des donateurs ou les techniques picturales médiévales, tout en préservant des éléments comme les faux marbres des boiseries du chœur.
Le site conserve aussi des œuvres d’art ultérieures, comme un tableau de Cesare Saccaggi (1903) offert par Jean Geouffre de la Pradelle, ou des panneaux bifaces du retable représentant saint Pardoux et saint Dumine. Ces ajouts reflètent l’évolution cultuelle et artistique de l’édifice, marqué par des campagnes de construction s’échelonnant du XIIIe au XVIIIe siècle, avec une concentration majeure aux XIVe et XVe siècles.
Les peintures murales, parmi les plus anciennes de Corrèze, offrent un témoignage rare de l’iconographie religieuse médiévale en Limousin. Leur style contrasté (XIVe vs XVe siècle) suggère une réutilisation créative de la chapelle primitive, transformée en chœur lors de la reconstruction de 1486. La baie sud, remaniée à cette date, et le portail roman attestent de cette stratigraphie architecturale, typique des édifices ruraux ayant évolué avec les besoins liturgiques et les moyens locaux.