Première mention écrite 1060 (≈ 1060)
Donation par Giraud de La Tour d'Auvergne
XIIIe siècle
Transformation de la nef
Transformation de la nef XIIIe siècle (≈ 1350)
Voûtes d'ogives et bas-côtés ajoutés
1479
Construction du bas-côté sud
Construction du bas-côté sud 1479 (≈ 1479)
Date gravée sur une clé
1698
Rénovation du chœur
Rénovation du chœur 1698 (≈ 1698)
Voûtes d'arêtes et surélévation
1875
Restauration des peintures
Restauration des peintures 1875 (≈ 1875)
Style néo-médiéval par Vergnhol
28 mai 1918
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 28 mai 1918 (≈ 1918)
Protection officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pardoux : classement par arrêté du 28 mai 1918
Personnages clés
Giraud, baron de La Tour d'Auvergne - Donateur en 1060
Cède l'église à Sauxillanges
François Vergnhol - Peintre-restaurateur (XIXe)
Auteur des peintures de 1875
Origine et histoire
L’église Saint-Pardoux, située à La Tour-d'Auvergne dans le Puy-de-Dôme, trouve ses origines au XIe ou XIIe siècle comme église paroissiale dédiée initialement à sainte Anne. Son architecture primitive, de style roman, se limitait à une nef unique et un chevet plat. Les premières mentions écrites remontent à 1060, lorsque Giraud, baron de La Tour d'Auvergne, cède l’alleu de l’église au prieuré bénédictin de Sauxillanges. Ce monument incarne ainsi les liens féodaux et religieux de l’Auvergne médiévale.
Au XIIIe siècle, l’édifice subit des transformations majeures : la nef est voûtée d’ogives, tandis que les bas-côtés sont ajoutés ou modifiés, comme en témoigne la date de 1479 gravée sur une clé de voûte du bas-côté sud. Le XVe siècle marque l’apogée des aménagements gothiques, avec la construction d’une chapelle méridionale en style flamboyant et d’un clocher-porche. Les retables Louis XV, ajoutés bien plus tard, illustrent les évolutions baroques de l’intérieur. L’église, classée Monument Historique en 1918, conserve des éléments remarquables comme des vantaux du XIIIe siècle ou des chapiteaux sculptés des sept péchés capitaux.
Le XVIIe siècle voit le remaniement du chœur, avec l’ajout de voûtes d’arêtes et la surélévation du chevet, datée de 1698 par une baie. Au XIXe siècle, l’artiste François Vergnhol restaure les peintures intérieures dans un style néo-médiéval (1875), tandis que le clocher est partiellement reconstruit. Ces interventions reflètent les préoccupations patrimoniales de l’époque, entre préservation et réinterprétation historique. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage des strates architecturales et culturelles de l’Auvergne, de l’époque romane à la période moderne.
Le mobilier classé, incluant un maître-autel du XVIIe siècle, des bénitiers des XVe-XVIe siècles, et une statue de saint Roch, souligne la richesse artistique de l’édifice. Le portail sud, avec ses vantaux du XIIIe siècle, et les chapiteaux allégoriques de la nef renforcent son intérêt historique. Propriété communale, l’église Saint-Pardoux continue de jouer un rôle central dans le patrimoine local, entre mémoire médiévale et vie paroissiale contemporaine.
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