Frise chronologique
1078
Début de la construction
Début de la construction
1078 (≈ 1078)
Lancée par l'évêque Guillaume de Montbrun.
XIIe siècle
Agrandissement de l'édifice
Agrandissement de l'édifice
XIIe siècle (≈ 1250)
Ajout d'éléments architecturaux majeurs.
XIIIe siècle
Construction de la nef actuelle
Construction de la nef actuelle
XIIIe siècle (≈ 1350)
Avec clocher-mur caractéristique.
XVIIe siècle
Remaniemements tardifs
Remaniemements tardifs
XVIIe siècle (≈ 1750)
Portail, clocher et baies modifiés.
3 septembre 2012
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
3 septembre 2012 (≈ 2012)
Protection de l'église et de son cimetière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité, avec le portail et le mur de son cimetière (cad. H 970) : inscription par arrêté du 3 septembre 2012
Personnages clés
| Guillaume de Montbrun - Évêque de Périgueux |
Commanditaire de la construction en 1078. |
| Moines de La Sauve-Majeure - Constructeurs et gestionnaires |
Achevèrent l'édifice et en dépendaient. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pastour de Queyssel, située au lieu-dit Queyssel sur la commune de Lauzun (Lot-et-Garonne), trouve ses origines à la fin du XIe siècle. Sa construction fut initiée en 1078 sous l'impulsion de Guillaume de Montbrun, évêque de Périgueux, avant d'être achevée par les moines de l'abbaye de La Sauve-Majeure, dont elle dépendait. L'édifice roman, à nef unique prolongée par une grande abside et un transept doté d'absidioles, fut agrandi au XIIe siècle. La nef actuelle, coiffée d'un clocher-mur caractéristique, date quant à elle du XIIIe siècle au plus tôt. Des remaniements ultérieurs, notamment au XVIIe siècle, modifièrent le portail ouest, le sommet du clocher et les baies.
À l'intérieur, l'église révèle une colonnade ornant l'abside et des décors peints de différentes époques, notamment dans la chapelle nord. Un mystère entoure la croix renversée sculptée sur l'autel, interprétée soit comme un symbole de rites sataniques, soit comme une représentation du martyre de saint Pierre. L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 2012, inclut également le mur de son cimetière dans sa protection. Une sacristie, visible sur des cartes postales du début du XXe siècle, a aujourd'hui disparu derrière l'absidiole sud.
Architecturalement, l'église illustre la transition entre les styles roman et gothique, avec une structure sobre mais élégante. Les modillons, aujourd'hui érodés, étaient autrefois en bien meilleur état, comme en témoignent les archives iconographiques. Le site, propriété de la commune de Lauzun, conserve aussi des traces de son passé monastique, lié à l'influence de l'abbaye mère de La Sauve-Majeure, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO pour son rôle dans les chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.