Frise chronologique
1502
Achèvement de l'église
Achèvement de l'église
1502 (≈ 1502)
Inscription sur la clé de voûte attestant la fin des travaux.
vers 1530
Ajout du portail Renaissance
Ajout du portail Renaissance
vers 1530 (≈ 1530)
Portail occidental décoré de médaillons et niche centrale.
1833-1836
Restauration urgente
Restauration urgente
1833-1836 (≈ 1835)
Travaux sur les voûtes du chœur et le chevet.
7 janvier 1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
7 janvier 1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l'édifice par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 7 janvier 1926
Personnages clés
| Georges Tholin - Historien de l'architecture |
A étudié l'église dans ses travaux sur l'Agenais. |
| Garrouty - Auteur du devis de 1833 |
Responsable du projet de restauration du XIXe. |
| Costes - Entrepreneur en bâtiment |
A exécuté les travaux de 1833-1836. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pastour, située à Saint-Pastour en Lot-et-Garonne, a été construite à la fin du XVe siècle et achevée au début du XVIe siècle, comme l'atteste une inscription gravée sur la clé de voûte de la nef : « l'an MDII fut terminée l'esglize et le couvert de la voûte ». Elle remplace ou réutilise partiellement un édifice médiéval antérieur, dont la structure a été reprise pour créer un ensemble homogène. La chapelle sud-est et la tour d'escalier à vis, accolée à la chapelle sud-ouest, pourraient être des adjonctions de cette campagne de travaux. Son portail, de style Renaissance, a été ajouté vers 1530, marquant une transition stylistique entre le gothique tardif et les nouvelles influences artistiques de l'époque.
La construction de l'église s'inscrit dans le contexte de reconstruction post-guerre de Cent Ans, période durant laquelle de nombreux villages du Sud-Ouest, comme Saint-Pastour — une bastide — ont consolidé leurs infrastructures religieuses et défensives. L'édifice, bâti en pierre de tuf, présente une nef large de deux travées terminée par un chœur à sept pans, voûté d'ogives. Deux chapelles latérales flanquent la nef au nord, tandis qu'au sud, une chapelle unique supporte le clocher-tour. Une quatrième chapelle, adossée à la travée droite du chœur, s'ouvre par une arcade oblique, révélant une adaptation architecturale audacieuse pour l'époque.
Entre 1833 et 1836, des travaux urgents ont été menés pour sauver les voûtes du chœur et le mur du chevet, menacés de ruine. Le devis, établi par un certain Garrouty, a été exécuté par l'entrepreneur Costes. Ces interventions ont permis de préserver l'édifice, qui a finalement été inscrit au titre des monuments historiques le 7 janvier 1926. Au XXe siècle, une restauration a malheureusement entraîné la suppression de la décoration intérieure et du mobilier d'origine, altérant partiellement son authenticité historique.
Les dimensions de l'église reflètent son importance dans le paysage local : 21,10 mètres de longueur, 16 mètres pour les bras du transept, et une hauteur de voûte atteignant 10,10 mètres dans la nef. Le clocher, haut de 17,50 mètres, est couvert de tuiles plates et percée de baies en plein cintre. Le portail occidental, accessible par un perron de dix marches, arbore des éléments Renaissance comme des médaillons et une niche centrale sur le tympan. Ces caractéristiques en font un exemple remarquable de l'architecture religieuse de transition entre Moyen Âge et Renaissance en Aquitaine.