Église Saint-Paterne de Saint-Paterne-Racan en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Paterne de Saint-Paterne-Racan

  • 1 Place de la République
  • 37370 Saint-Paterne-Racan
Église Saint-Paterne de Saint-Paterne-Racan
Église Saint-Paterne de Saint-Paterne-Racan
Église Saint-Paterne de Saint-Paterne-Racan
Église Saint-Paterne de Saint-Paterne-Racan
Crédit photo : Labiloute - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Agrandissement et clocher
1768
Reconstruction après incendie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 6 mars 1947

Personnages clés

Grégoire de Tours Évêque ayant consacré un oratoire à l'emplacement actuel de l'église.
Théophile Noury Responsable des aménagements et restaurations intérieures entre 1886 et 1889.

Origine et histoire de l'Église Saint-Paterne

L'église paroissiale Saint-Paterne, à Saint-Paterne-Racan (Indre-et-Loire), est construite au XIe siècle, agrandie aux XVe-XVIe siècles et partiellement reconstruite après l'incendie de 1768. Inscrite au titre des monuments historiques en 1947, elle abrite un mobilier nombreux dont plusieurs pièces sont classées. Située au centre du bourg, près de la rive gauche de l'Escotais, l'église est orientée selon l'axe ouest-est. Les terrassements liés à la route de Château-la-Vallière au XIXe siècle ont surélevé le sol voisin et placé l'édifice en contrebas. Un oratoire aurait été consacré par Grégoire de Tours, mais il n'en subsiste aucune trace ; le premier édifice connu date de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle. Des vestiges de cette époque subsistent : le mur nord de la nef et du chœur, une ouverture en plein cintre et la moitié inférieure du mur du chevet, ainsi qu'un petit appareil et un cordon à billettes. Le clocher a été élevé en plusieurs étapes entre le XIIIe ou le XIVe siècle et le XVe siècle ; sa partie basse voûtée de croisées d'ogives est datable du XIVe siècle. La façade occidentale et le clocher appartiennent au XVe siècle. À la fin du XVe et au début du XVIe siècle, l'église a été agrandie par un collatéral méridional de trois travées couvertes de toitures perpendiculaires au toit de la nef et communiquant par des arcades. En 1768 un incendie parti d'une forge détruisit la charpente et la nef tandis que le chœur voûté en pierre résista relativement bien ; les parties dévastées furent reconstruites en respectant l'architecture du XVe siècle. La sacristie, d'abord au chevet, fut déplacée au nord de la nef en 1850 pour échapper à l'humidité provoquée par les remblais extérieurs, et l'horloge du clocher fut transférée en 1852 sur la voûte du pignon sud du vaisseau secondaire. L'intérieur fit l'objet d'aménagements et de restaurations dans les années 1886-1889, comme l'indique l'inscription rappelant l'œuvre de Théophile Noury. L'église se compose d'une nef à deux vaisseaux terminée par un chevet plat et précédée d'un chœur peu individualisé. Le vaisseau septentrional, le plus ancien, ne présente pas de travées bien marquées ; sa partie occidentale est occupée par une chapelle voûtée d'ogives qui constitue le rez-de-chaussée du clocher. Cette chapelle est couverte d'ogives retombant sur des chapiteaux ornés de feuilles et de crochets. Le vaisseau méridional comprend trois travées reliées au vaisseau nord par des arcades en tiers-point ; chacune de ces travées est couverte d'un toit à double pente se terminant par un pignon extérieur. Les murs, en moellons de calcaire en petit appareil, conservent à la base la maçonnerie primitive ; ils sont renforcés au sud et à l'ouest par de petits contreforts en pierre de taille. À l'intérieur, les plafonds sont lambrissés et revêtus de plâtre imitant un appareillage en pierre ; les murs du clocher sont en pierre de taille. Le mobilier est riche et varié : parmi les pièces remarquables figurent des cloches refondues à plusieurs reprises dont la plus grosse, réalisée par Bollée et refondue en 1784, est classée, ainsi que des retables, tabernacles, vêtements liturgiques, un lutrin en bois sculpté et des statuettes en terre cuite. Le retable principal, daté de la transition entre le XVIIIe et le XIXe siècle, présente une toile de la Résurrection encadrée de statues et est classé ; le retable du Rosaire, en calcaire peint, est daté des XVIIe-XVIIIe siècles et classé. Les tabernacles des deux autels et plusieurs autres éléments de mobilier — chasuble, étole et manipule attribués, selon la tradition, à l'épouse de Racan, un lutrin et un enfeu abritant un groupe de l'Adoration des mages — sont protégés. Une statuette en terre cuite de la Vierge et sainte Anne, provenant d'ateliers manceaux et datée de 1630, a été restaurée après avoir souffert lors de la crue de 1961. À l'extérieur, une table de pierre dite "pierre d'annonces" servait aux interventions publiques avant les offices et faisait également office de socle pour le cercueil.

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