Église Saint-Paul de Bouteville en Charente

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Paul de Bouteville

  • Rue de l'Église 
  • 16120 Bouteville
Église Saint-Paul de Bouteville
Église Saint-Paul de Bouteville
Église Saint-Paul de Bouteville
Église Saint-Paul de Bouteville
Église Saint-Paul de Bouteville
Église Saint-Paul de Bouteville
Église Saint-Paul de Bouteville
Église Saint-Paul de Bouteville
Église Saint-Paul de Bouteville
Église Saint-Paul de Bouteville
Crédit photo : JarnaQuais - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1025
Fondation du prieuré
1029-1030
Consécration de l'abbatiale
XIe siècle
Construction initiale
XIIIe siècle
Ajouts gothiques
Fin du XIVe siècle
Destruction par les Anglais
1569
Dégâts pendant les guerres de Religion
1624
Restauration par Louise de Luxembourg
1682
Effondrement du clocher
1820, 1886, 1891
Restaurations successives
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. C 365) : inscription par arrêté du 24 mai 1965

Personnages clés

Hildegarde Épouse du sire de Bouteville, fondatrice du prieuré vers 1025.
Pétronille Fille d'Hildegarde et épouse de Geoffroy Taillefer, mécène de l'abbatiale.
Louise de Luxembourg Responsable de la restauration de l'église en 1624.

Origine et histoire de l'Église Saint-Paul

L'église dépendait de l'ancien diocèse de Saintes et d'un prieuré du début du XIe siècle donné à l'abbaye de Souvigny. Le prieuré aurait été fondé vers 1025 par Hildegarde, épouse du sire de Bouteville. L'abbatiale, élevée grâce aux largesses de Pétronille, fille d'Hildegarde et épouse de Geoffroy Taillefer, comte d'Angoulême, fut solennellement consacrée en 1029-1030. L'édifice a été saccagé à plusieurs reprises, notamment par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, puis au cours des guerres de Religion, et l'église actuelle ne représente plus qu'une petite partie de l'important ensemble médiéval. La nef ruinée, longue de 34 mètres, subsiste partiellement. Du XIe siècle subsistent la porte d'entrée à arc en plein cintre et le mur sud, percé de cinq colonnes rondes aux chapiteaux sculptés. L'entrée actuelle occupe l'emplacement de l'ancien transept. Un groupe de colonnes du XIIIe siècle porte des chapiteaux à feuillage, et la nef elle-même date du XIIIe siècle, tandis que des vestiges plus anciens sont visibles au sud. La première travée occupe l'ancien carré et est couverte d'une coupole mutilée sur pendentifs ; le croisillon nord a été détruit. Le chevet est plat ; au nord s'ouvre une chapelle du XIVe siècle couverte d'une voûte à nervures et à liernes, et au sud une chapelle conserve des peintures murales en mauvais état. La nef fut détruite par les Anglais à la fin du XIVe siècle ; une nouvelle nef construite au XVe siècle fut à son tour ruinée en 1569 par les protestants puis restaurée en 1624 par Louise de Luxembourg. Le clocher et ce qui subsistait de la nef primitive s'écroulèrent en 1682. Les parties saines de l'édifice furent consolidées et restaurées en 1820, 1886 et 1891.

Liens externes