Frise chronologique
Entre 1096 et 1124
Première mention écrite
Première mention écrite
Entre 1096 et 1124 (≈ 1124)
Charte de Saint-Vincent de Mâcon
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman dédié à Pierre et Paul
XVe siècle
Remaniement post-guerre
Remaniement post-guerre
XVe siècle (≈ 1550)
Dégâts de la guerre de Cent Ans
1850
Restauration par Millet
Restauration par Millet
1850 (≈ 1850)
Élève de Viollet-le-Duc intervient
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection officielle de l'État
1884-1885
Campagne de restauration
Campagne de restauration
1884-1885 (≈ 1885)
Travaux urgents après dégradations
1892
Réparation du clocher
Réparation du clocher
1892 (≈ 1892)
Endommagé par la foudre
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Viollet-le-Duc - Architecte et théoricien |
Analyse le clocher comme modèle bourguignon |
| Millet - Architecte restaurateur |
Élève de Viollet-le-Duc, travaux en 1850 |
| Selserhels - Architecte diocésain |
Projet de restauration en 1881 |
| Jean Virey - Historien ou critique d'art |
Auteur d'une étude sur l'église |
Origine et histoire
L'église Saint-Paul de Châteauneuf, dédiée aux saints Pierre et Paul, est un édifice catholique roman du XIIe siècle, mentionné dans une charte de Saint-Vincent de Mâcon entre 1096 et 1124. Elle dépendait autrefois du diocèse de Mâcon et de l'archiprêtré de Beaujeu. Son architecture, typique de la Bourgogne, inclut un clocher carré à deux étages, analysé par Viollet-le-Duc comme un modèle de l'art roman bourguignon, mêlant influences gallo-romaines et médiévales.
L'église a subi des remaniements au XVe siècle, probablement après des dégâts liés à la guerre de Cent Ans. Au XIXe siècle, des restaurations majeures furent entreprises : d'abord par l'architecte Millet (élève de Viollet-le-Duc) à partir de 1850, puis en 1884-1885 après un rapport alarmant sur son état de dégradation. Le clocher, foudroyé en 1892, fut également réparé. Ces travaux visaient à préserver un édifice considéré comme un chef-d'œuvre de l'art roman.
Classée monument historique dès 1862, l'église se distingue par sa nef haute de 12 mètres, ses collatéraux, et une abside en hémicycle. Son portail latéral, orné d'un linteau du XIe siècle représentant les douze apôtres, et son clocher à pyramide carrée illustrent la richesse de sa décoration. Aujourd'hui, elle reste un lieu de culte actif du diocèse d'Autun, rattaché à la paroisse de la Nativité.
La localisation de l'église, sur un piton rocheux dominant Châteauneuf, souligne son rôle historique comme point de repère et symbole religieux pour la communauté. Son architecture reflète aussi les échanges culturels de la Bourgogne médiévale, entre héritage antique et innovations romanes. Viollet-le-Duc y vit notamment une filiation avec les monuments gallo-romains, visible dans les pilastres et corniches du beffroi.