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Église Saint-Paul de Hyères dans le Var

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane Art gothique tardif

Église Saint-Paul de Hyères

  • Place Saint-Paul
  • 83400 Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
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Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Église Saint-Paul de Hyères
Crédit photo : Denis Biette - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
83400 Hyères, Place Saint-Paul

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1056
Première mention d’une église Saint-Paul
1182
Première attestation de l’édifice actuel
1312
Dissolution des Templiers
XIIIe siècle
Construction d’un rempart
1572
Érection en collégiale
1784
Restauration du narthex
1787-1789
Construction du portail Renaissance
1793-1794
Temple du culte de la Raison
15 août 1944
Destruction de la chapelle Notre-Dame-de-Consolation
12 juin 1992
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Paul, y compris son escalier d'accès (cad. A 912) : classement par arrêté du 12 juin 1992

Personnages clés

Alphonse Ier - Comte de Provence (XIIe siècle) Premier acte mentionnant l’édifice (1182).

Origine et histoire de l'Église Saint-Paul

L’église Saint-Paul de Hyères, aussi appelée collégiale Saint-Paul, est un édifice religieux marqué par une histoire complexe et des transformations architecturales majeures. Classée Monument Historique en 1992, elle se distingue par sa nef du XIIe siècle partiellement reconstruite au XVe dans un style gothique tardif, ainsi que par son abside à trois pans et ses cinq travées éclairées de fenêtres flamboyantes. Un portail Renaissance (1787-1789) et une tour carrée romane dominent l’ensemble, tandis qu’un rempart du XIIIe siècle, dont subsiste la porte Saint-Paul, protégeait autrefois le site. À la fin du XVIe siècle, une nouvelle église gothique rayonnante, de plan irrégulier, fut adossée à l’ancienne nef romane, transformée en narthex. Pendant la Révolution, l’édifice devint un temple du jacobinisme, dédié au culte de la déesse Raison.

La collégiale abrite une collection unique de 432 ex-votos peints, témoignages iconographiques des périls quotidiens en Provence, dont certains proviennent de la chapelle Notre-Dame-de-Consolation détruite en 1944 lors du débarquement. Une légende locale lie aussi le site au trésor des Templiers, supposément caché après la dissolution de leur ordre en 1312, leurs biens ayant été transférés aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. L’église, partiellement en ruine au XVIIIe siècle, évita de justesse la désaffectation grâce à des travaux dans le narthex (1784), avant de devenir paroisse constitutionnelle, puis temple décadaire sous la Révolution.

Les vestiges les plus anciens, comme la première travée de la nef romane couverte d’un berceau brisé et son escalier en vis, datent du XIIe siècle. Le clocher carré, peut-être du XVIIe siècle, surmonte une façade ouest parementée de pierres assises, tandis que les contreforts du chevet réutilisent des bossages rustiques, vestiges des anciennes fortifications de la ville haute. Une charte de 1056 mentionne une première église Saint-Paul, mais l’édifice actuel est attesté dès 1182 par un acte d’Alphonse Ier, comte de Provence. Érigée en collégiale en 1572, elle fut partiellement reconstruite à cette date, avant que la paroisse ne soit transférée à l’église Saint-Louis en 1842.

Au XIXe siècle, un escalier et une porte furent aménagés face à la rade pour faciliter l’accès depuis la ville basse, reflétant l’adaptation du monument aux besoins changeants de la communauté. Son classement en 1992 protège aujourd’hui l’ensemble, y compris son escalier d’accès, tandis que sa double identité — lieu de culte et patrimoine historique — en fait un symbole des strata culturels hyérois, du Moyen Âge à l’époque moderne.

Liens externes

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