Construction initiale Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Édification de l'église d'architecture romane.
XIIIe siècle
Période de construction
Période de construction XIIIe siècle (≈ 1350)
Datation générale de l'édifice.
Fin du XVe siècle
Rénovation post-guerre
Rénovation post-guerre Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Rénovation après la guerre de Cent Ans.
Début du XVIe siècle
Ajout de peintures
Ajout de peintures Début du XVIe siècle (≈ 1604)
Réalisations des peintures murales à la détrempe.
XVIIe siècle
Modification des murs
Modification des murs XVIIe siècle (≈ 1750)
Percement du mur nord pour l'installation des fonts baptismaux.
XVIIIe siècle
Reconstruction de la façade
Reconstruction de la façade XVIIIe siècle (≈ 1850)
Reconstruction de la façade occidentale.
1966
Découverte des peintures
Découverte des peintures 1966 (≈ 1966)
Découverte des peintures murales à la détrempe.
18 octobre 1971
Inscription de l'église
Inscription de l'église 18 octobre 1971 (≈ 1971)
Inscription de l'église au titre des monuments historiques.
Seconde moitié du XIXe siècle
Mise en valeur du retable
Mise en valeur du retable Seconde moitié du XIXe siècle (≈ 1975)
Mise en valeur du retable par un décor peint.
18 novembre 1978
Classement des peintures
Classement des peintures 18 novembre 1978 (≈ 1978)
Classement des peintures murales au titre des objets des monuments historiques.
15 octobre 1981
Inscription de la chaire
Inscription de la chaire 15 octobre 1981 (≈ 1981)
Inscription de la chaire à prêcher au titre des objets des monuments historiques.
24 mai 1989
Inscription du placard
Inscription du placard 24 mai 1989 (≈ 1989)
Inscription du placard au titre des objets des monuments historiques.
26 mai 1995
Inscription du buste-reliquaire
Inscription du buste-reliquaire 26 mai 1995 (≈ 1995)
Inscription du buste-reliquaire d'un saint évêque au titre des objets des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de la Masse, y compris les peintures murales (cad. C 953) : inscription par arrêté du 18 octobre 1971
Origine et histoire de l'Église Saint-Perdufle de la Masse
L'église Saint-Perdufle (Saint-Perdou) de La Masse est une église catholique d'architecture romane située dans la petite bastide de La Masse, sur la commune des Junies, dans le département du Lot. Selon une tradition ou hypothèse, elle aurait été édifiée sur les restes d'une mosquée liée à l'invasion sarrasine. L'édifice est généralement daté de la fin du XIIe siècle ou du XIIIe siècle et a été remanié après la guerre de Cent Ans, à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle, notamment par l'ouverture d'un portail au nord et la réalisation d'un décor peint. Les peintures murales à la détrempe, datées du début du XVIe siècle et découvertes en 1966, ont été classées au titre des objets des monuments historiques le 18 novembre 1978. La façade occidentale a été reconstruite à l'époque moderne, probablement au XVIIIe siècle. L'église, inscrite au titre des monuments historiques le 18 octobre 1971, est un édifice à vaisseau unique dont la nef est charpentée, le chœur voûté en berceau plein cintre et le chevet plat.
Sur le mur sud s'étend une frise représentant le défilé des Sept péchés capitaux avançant vers la gueule béante du Léviathan ; chaque péché est monté sur un animal réel ou imaginaire et l'ensemble est relié par une grande chaîne tirée par un diable. L'orgueil y apparaît comme un homme riche sur un lion tenant un faucon, l'avarice comme un personnage monté sur un blaireau portant des bourses, la luxure comme une courtisane sur un bouc se mirant dans un miroir, l'envie comme un homme attiré par un objet précieux montré par un diable, la gourmandise comme une figure montée sur un porc, la colère comme un jeune homme sur un léopard se perçant la poitrine, et la paresse ferme le cortège montée sur un âne, suivie d'un démon jaune qui la fouette. La scène est encadrée en bas par une bande rouge entre deux filets noirs et en haut par une bande ocre jaune également séparée par des filets noirs ; au soubassement figure une représentation d'un évêque accompagné de deux personnages.
En regard, sur le mur nord, subsistent des scènes de la Passion du Christ : le baiser de Judas et la flagellation, entourées de bandes colorées et destinées à rappeler que la souffrance du Christ rachète les péchés du monde. Ces images, qui faisaient autrefois partie d'une Passion peinte sur l'ensemble du mur, ont été partiellement détruites lors du percement réalisé pour l'installation des fonts baptismaux au XVIIe siècle. Un retable du XVIIe siècle occupe le fond de l'église et a été mis en valeur par un décor peint au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Parmi le mobilier, la chaire à prêcher, le placard et la cuve baptismale, ainsi que le buste-reliquaire d'un saint évêque, sont inscrits au titre des objets des monuments historiques respectivement les 15 octobre 1981, 24 mai 1989 et 26 mai 1995.