Frise chronologique
1534
Construction initiale
Construction initiale
1534 (≈ 1534)
Édification de la première église en pierre.
28 mai 1940
Destruction partielle
Destruction partielle
28 mai 1940 (≈ 1940)
Incendie par les Allemands durant la Seconde Guerre.
5 janvier 1942
Classement du clocher
Classement du clocher
5 janvier 1942 (≈ 1942)
Protection au titre des Monuments Historiques.
1961-1964
Reconstruction moderne
Reconstruction moderne
1961-1964 (≈ 1963)
Projet mené par Charles Waldschmidt.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Charles Waldschmidt - Architecte des Monuments Historiques |
Concepteur de la reconstruction (1961-1964). |
| Bertrand et Boutzen - Artistes verriers |
Auteurs des vitraux en dalle de verre. |
Origine et histoire
L’église Saint-Piat de Courrières, initialement construite au XVIe siècle (vers 1534), fut presque entièrement détruite lors de l’incendie du village par les Allemands le 28 mai 1940. Seuls les murs des trois vaisseaux et la tour du clocher, classée Monument Historique dès le 5 janvier 1942, survécurent aux flammes. Ces éléments anciens, en pierre, furent préservés pour être intégrés dans une reconstruction ultérieure.
La reconstruction de l’église, menée entre 1961 et 1964, fut confiée à l’architecte des Monuments Historiques Charles Waldschmidt. Le projet adopta un style dépouillé, mêlant brique moderne et vestiges anciens. Le clocher historique fut conservé, tandis que la nef, de plan trapézoïdal, fut repensée avec une abside semi-circulaire et une chapelle de semaine modulable grâce à une cloison en accordéon. La toiture terrasse, recouverte d’acier inoxydable, et les vitraux en dalle de verre signés Bertrand et Boutzen marquent cette rénovation audacieuse.
L’entrée principale fut aménagée entre le clocher ancien et la chapelle de semaine, symbolisant la transition entre le patrimoine préservé et la modernité. Cette église, propriété de la commune, illustre ainsi une reconstruction post-Seconde Guerre mondiale alliant mémoire et innovation architecturale. Le classement de 1942 et l’intégration des parties anciennes soulignent son importance patrimoniale dans les Hauts-de-France.