Frise chronologique
287
Martyre de saint Piat
Martyre de saint Piat
287 (≈ 287)
Décapitation à Seclin selon la tradition.
1090
Première mention du chapitre
Première mention du chapitre
1090 (≈ 1090)
Acte officiel citant le chapitre Saint-Piat.
1531
Ajout du clocher
Ajout du clocher
1531 (≈ 1531)
Tour détruite en 1918.
16/17 octobre 1918
Destruction du clocher
Destruction du clocher
16/17 octobre 1918 (≈ 1918)
Dynamitage par l’armée allemande.
1920
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l’édifice.
1933
Inauguration du carillon
Inauguration du carillon
1933 (≈ 1933)
42 cloches fabriquées en Angleterre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Piat : classement par arrêté du 20 décembre 1920
Personnages clés
| Saint Piat - Martyr chrétien |
Décapité en 287, patron de l’église. |
| Saint Éloi - Évêque de Noyon-Tournai |
Fonda la première église au VIIᵉ siècle. |
| Modeste Verlinden - Sculpteur et ébéniste belge |
Auteur du maître-autel et confessionnaux (XIXᵉ). |
| Louis Koch - Peintre verrier |
Vitraux de la chapelle Saint-Joseph (fin XIXᵉ). |
| Georges Trenteseaux - Peintre et professeur |
Auteur des dessins du chemin de croix (1931). |
Origine et histoire
L’église Saint-Piat de Seclin, située dans le département du Nord (Hauts-de-France), est une ancienne collégiale dont les origines remontent au VIIe siècle. Selon la tradition, saint Éloi, évêque de Noyon et Tournai, y érigea une première église sur la tombe de saint Piat, martyr décapité en 287. Ce lieu devint un centre de pèlerinage, surtout à partir du XIe siècle, avec le développement d’un chapitre de chanoines, d’un cloître, et d’une école. La crypte romane, abritant le sarcophage de saint Piat, est le seul vestige de cette période primitive.
L’église actuelle fut reconstruite au XIIIe siècle, puis rénovée aux XVe et XVIIIe siècles. En 1531, une tour clocher fut ajoutée. Le monument subit des destructions majeures pendant les deux guerres mondiales : le clocher fut dynamité en 1918 par les Allemands, et des bombardements en 1940 endommagèrent à nouveau l’édifice. Classée Monument Historique en 1920, l’église fut restaurée dans les années 1930, avec l’ajout d’un carillon de 42 cloches en 1933.
L’intérieur de l’église mêle des éléments roman (colonnes du transept), gothique (déambulatoire du XIIIe siècle), et néomédiévaux (décors du XIXe siècle). Parmi ses trésors figurent le sarcophage gallo-romain de saint Piat, une salle capitulaire du XVe siècle, et un maître-autel en marbre du XVIIIe siècle. Les chapelles du déambulatoire, réaménagées au XIXe siècle, abritent des fresques, des autels néogothiques, et des vitraux signés Louis Koch. L’église conserve aussi des reliquaires, dont une châsse néogothique de 1853 contenant un fémur du saint.
Le mobilier inclut des confessionnaux en chêne de Modeste Verlinden (1840–1909), un chemin de croix Art Déco de 1931, et des toiles du XVIIIe siècle représentant le Christ et les évangélistes. La crypte, accessible aux visiteurs, renferme un puits aux vertus thérapeutiques selon la légende, ainsi que des graffitis médiévaux. L’église reste un lieu de culte actif, marqué par une histoire millénaire et une architecture composite.
Aujourd’hui, l’association de sauvegarde de la collégiale œuvre pour préserver ce patrimoine, notamment via des campagnes de restauration comme celle des grandes toiles du chœur. Le carillon, toujours en fonction, rythme la vie locale avec des mélodies traditionnelles (Le Petit Quinquin, Le Roi Dagobert).