Frise chronologique
1546
Portail Renaissance
Portail Renaissance
1546 (≈ 1546)
Seul vestige de l’église priorale originale.
1894
Sculpture des chapiteaux
Sculpture des chapiteaux
1894 (≈ 1894)
Œuvre de Francis Cottard.
1889–1902
Reconstruction par Arthur Regnault
Reconstruction par Arthur Regnault
1889–1902 (≈ 1896)
Édifice actuel néogothique et néobyzantin.
8 février 2018
Classement monument historique
Classement monument historique
8 février 2018 (≈ 2018)
Inscription de l’église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise en totalité, inscription par arrêté du 8 février 2018
Personnages clés
| Arthur Regnault - Architecte |
Concepteur de l’église actuelle (1889–1902). |
| Francis Cottard - Sculpteur |
Auteur des chapiteaux (1894). |
| Pierre Turot - Orfèvre rennais |
Créateur du bras-reliquaire (1617). |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Châteaubourg trouve ses origines au XVe–XVIe siècles, lorsque fut édifiée une première église priorale dépendant de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon. Ce bâtiment initial, aujourd’hui disparu, abritait un portail daté de 1546, seul vestige conservé lors de la reconstruction ultérieure. L’édifice actuel était alors un lieu de culte modeste, marqué par son statut de prieuré rattaché à une puissante abbaye bretonne.
La reconstruction majeure eut lieu entre 1889 et 1902, sous la direction de l’architecte Arthur Regnault, qui conçut un édifice éclectique mêlant néogothique (extérieur et chœur) et néobyzantin (nef intérieure). Le projet intégra le portail Renaissance de 1546, tout en innovant avec une structure en moellons de grès et des voûtes en brique. Le clocher, évoquant une tour de château, et les chapiteaux sculptés par Francis Cottard (1894) illustrent cette volonté de synthèse stylistique.
L’intérieur abrite des éléments remarquables comme un bras-reliquaire de l’orfèvre rennais Pierre Turot (1617), un orgue contemporain (1994) et une chaire à prêcher de 1896. Classée monument historique en 2018, l’église incarne à la fois l’héritage médiéval breton et les audaces architecturales de la fin du XIXe siècle, tout en restant un lieu de culte actif pour la communauté locale.
Son plan centré, sa flèche polygonale entourée de clochetons et ses faux mâchicoulis en font un exemple représentatif de l’œuvre d’Arthur Regnault. La conservation d’éléments anciens (portail, reliquaire) aux côtés de créations modernes (orgue, sculptures) souligne sa dimension patrimoniale complexe, entre préservation et réinterprétation.