Fondation légendaire 545 (≈ 545)
Attribuée à Clotilde selon la tradition.
XIe siècle
Attestation d'un chapitre
Attestation d'un chapitre XIe siècle (≈ 1150)
Prébendes créées en 1128.
1595
Destruction de Notre-Dame-au-Marché
Destruction de Notre-Dame-au-Marché 1595 (≈ 1595)
L’église prend son nom actuel.
1688
Arrivée des Mac-Mahon
Arrivée des Mac-Mahon 1688 (≈ 1688)
Famille réfugiée après les Stuarts.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Perte de l’abside.
1842
Transformation en habitation
Transformation en habitation 1842 (≈ 1842)
Modification de la nef.
1934
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 1934 (≈ 1934)
Protection de la corniche.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corniche XIIe siècle du mur Sud : inscription par arrêté du 26 mars 1934
Personnages clés
Clotilde - Reine des Francs
Fondatrice légendaire en 545.
Claude de Mac-Mahon - Membre de la famille Mac-Mahon
Enterré en 1747 dans l’église.
Marie-Marguerite Mac-Arty - Épouse de Florent Mac-Arty
Inhumée en 1776.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre-au-Marché
L’église Saint-Pierre-au-Marché de Laon, située dans le département de l’Aisne en région Hauts-de-France, date principalement du XIIe siècle, avec des traces d’une fondation plus ancienne attribuée à Clotilde en 545. Elle fut rebâtie au début du XIIe siècle et possédait un cloître attenant à sa face sud, doté de quatre portes. L’édifice, initialement nommé Saint-Pierre du Haut du Cloître, prit plus tard le nom de Saint-Pierre-au-Marché, puis celui de Notre-Dame-au-Marché après la destruction de l’église voisine en 1595.
L’église était située dans le quartier Saint-Georges, la partie la plus ancienne de Laon, profondément remaniée lors de la construction de la citadelle en 1595. Parmi ses paroissiens illustres figuraient des membres de la famille Mac-Mahon, réfugiés après la chute des Stuarts en 1688. Claude de Mac-Mahon y fut enterré en 1747, tout comme Marie-Marguerite Mac-Arty en 1776. L’édifice abritait aussi un chapitre attesté dès le XIe siècle, qui gagna en importance en 1128 avec la création de douze prébendes.
Vendue comme bien national en 1791, l’église perdit son abside et fut partiellement transformée en habitation en 1842. Aujourd’hui, il subsiste surtout le mur sud de la nef, datant du début du XIIe siècle, avec sa corniche et ses modillons caractéristiques. Le monument fut inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1934, protégeant notamment la corniche du mur sud, témoin de son architecture romane.
Des fouilles ont mis au jour les fondations de l’absidiole sud, confirmant son plan allongé originel, probablement terminé par une abside. Le toit actuel, en tuiles mécaniques, couvre ce qui reste de l’ancienne nef. L’église, initialement rattachée au chapitre de Saint-Jean-au-Bourg en 1702, illustre les transformations subies par le patrimoine religieux après la Révolution, entre abandon et réaffectation.