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Église Saint-Pierre-aux-Liens de Gignac dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise de style classique

Église Saint-Pierre-aux-Liens de Gignac

  • 2 Impasse de l'Église
  • 34150 Gignac
Église Saint-Pierre-aux-Liens de Gignac
Église Saint-Pierre-aux-Liens de Gignac
Crédit photo : Sacamol - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
34150 Gignac, 2 Impasse de l'Église

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1096
Première mention d'une église
1573
Destruction par les Religionnaires
1603-1677
Construction de la nouvelle église
7 décembre 1738
Effondrement du clocher
1740-1745
Reconstruction par Etienne Giral
1963
Classement partiel Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade occidentale (cad. A 753) : inscription par arrêté du 12 juillet 1963

Personnages clés

Etienne Giral - Architecte et maître d'œuvre Reconstruit façade et clocher (1740-1745).

Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre-aux-Liens

L’église Saint-Pierre-aux-Liens de Gignac, située dans l’Hérault en Occitanie, trouve ses origines au moins dès 1096, où une première église est mentionnée à l’emplacement de l’actuel cimetière. Cet édifice initial, remplacé en 1397, fut détruit en 1573 pendant les guerres de Religion par les Religionnaires (protestants). Après les troubles, les consuls de Gignac tentèrent d’abord de le restaurer, mais son état jugé insuffisant conduisit à la décision, en 1603, de construire une nouvelle église au centre-ville, sur un terrain appelé la Camarerie. Les travaux, débutés vers 1635, s’achevèrent seulement en 1677.

Le XVIIe siècle vit ainsi l’édification d’un bâtiment à nef unique, flanquée de chapelles latérales et dotée d’un chevet polygonal. Une tour-clocher imposante, surmontée d’une flèche, dominait alors la façade gauche. Cependant, le 7 décembre 1738, ce clocher s’effondra brutalement, entraînant dans sa chute la voûte de l’église et causant la mort de 97 personnes. Cet événement tragique marqua un tournant : la reconstruction fut confiée à l’architecte Etienne Giral, maître des ouvrages royaux de Montpellier, entre 1740 et 1745.

La nouvelle façade, sobre et classique, fut repensée avec une porte axiale en plein cintre encadrée de pilastres, surmontée d’une baie à arc surbaissé et couronnée d’un fronton triangulaire. Le clocher, cette fois placé à droite de l’entrée, adopta une structure plus stable. L’église, partiellement classée Monument Historique en 1963 (façade occidentale uniquement), témoigne aujourd’hui de cette histoire mouvementée, mêlant destructions, reconstructions et adaptations architecturales. Son porche intérieur, supportant une tribune, et son chevet polygonal rappellent les choix esthétiques des XVIIe et XVIIIe siècles.

Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent son rôle central dans la vie religieuse et communautaire de Gignac, ainsi que son évolution liée aux aléas historiques, des guerres de Religion aux catastrophes structurelles. La protection partielle de 1963 concerne spécifiquement la façade occidentale, reflétant l’importance patrimoniale de cet élément reconstruit au XVIIIe siècle.

Liens externes

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