Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Nef romane et abside semi-circulaire.
XIVe siècle
Fortification du clocher
Fortification du clocher
XIVe siècle (≈ 1450)
Tour carrée avec meurtrières et chemin de ronde.
vers 1500
Agrandissement gothique
Agrandissement gothique
vers 1500 (≈ 1500)
Ajout d'un collatéral sud à deux travées.
1569
Sac par les huguenots
Sac par les huguenots
1569 (≈ 1569)
Destruction partielle pendant les guerres de Religion.
1619
Embellissements Renaissance
Embellissements Renaissance
1619 (≈ 1619)
Portail monumental et décors de stuc.
1685
Transfert paroissial
Transfert paroissial
1685 (≈ 1685)
Siège paroissial déplacé de Brocas à Montaut.
1782
Nouveau maître-autel
Nouveau maître-autel
1782 (≈ 1782)
Style rocaille avec remplois d'éléments anciens.
1859
Incendie du clocher
Incendie du clocher
1859 (≈ 1859)
Foudre endommageant la structure.
1934
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1934 (≈ 1934)
Protection officielle de l'édifice.
1936
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1936 (≈ 1936)
Exhaussement de 3 mètres après délabrement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Brocas : classement par arrêté du 21 février 1934
Personnages clés
| Jean Constans - Général et historien local |
Évoque une abbaye cistercienne à Brocas. |
| François-Georges Pariset - Professeur d'histoire moderne |
Attribue le portail à un artiste italien (1600-1650). |
| Christophe Lafaurie - Curé de Montaut (fin XVIIe) |
Transfère la résidence curiale à Montaut. |
| Gustave-Pierre Dagrand - Maître-verrier bordelais |
Auteur des vitraux (1875-1889). |
| Sylvain Labastugue - Maire de Montaut (milieu XIXe) |
Agrandit le cimetière communal en 1847-1855. |
| Marcel Fourcade - Fondeur de cloches |
Installe la cloche Jeanne Hélène en 1937. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Brocas, située à Montaut dans les Landes, est classée monument historique depuis 1934. Elle se distingue par son portail en arc de triomphe de style gallo-roman, édifié au XVIIe siècle, et son clocher fortifié du XIVe siècle, marqué par des meurtrières et un chemin de ronde. L'édifice, d'origine romane (XIIIe siècle), a été agrandi au XVIe siècle par un collatéral et une abside gothique, puis embelli au XVIIe siècle avec un portail monumental et des décors de stuc.
L'église fut initialement le siège paroissial de Brocas, un hameau dominant Montaut jusqu'au XVIIe siècle. En 1685, l'évêque d'Aire transféra le siège paroissial au bourg de Montaut, réduisant Brocas au statut de succursale. L'édifice subit des destructions pendant les guerres de Religion (1569) et des modifications majeures aux XVIIIe et XIXe siècles, comme le transfert des autels et la restauration du clocher. Son mobilier inclut un autel roman du XIIe siècle, une chaire en pierre du XVIIe siècle, et des vitraux de Gustave-Pierre Dagrand (XIXe siècle).
Le clocher, tour carrée fortifiée, témoigne de l'influence anglaise pendant la guerre de Cent Ans, avec des traces d'armoiries aujourd'hui disparues. Le portail Renaissance, étudié par François-Georges Pariset, est attribué à un artiste italien inspiré par l'Antiquité. L'église conserve aussi des vestiges d'un retable gothique détruit en 1569 et des éléments baroques comme un maître-autel rocaille du XVIIIe siècle. Son cimetière adjacent, utilisé jusqu'en 1851, et la fontaine miraculeuse de Saint-Pierre, située à 2 km, complètent son histoire riche et mouvementée.
Au XIXe siècle, l'église fut restaurée à plusieurs reprises, notamment après un incendie causé par la foudre en 1859. En 1934, son état de délabrement entraîna l'interdiction des offices, suivis de restaurations partielles comme l'exhaussement du clocher en 1936. Les vitraux, réalisés par Dagrand entre 1875 et 1889, illustrent des scènes religieuses et furent financés par des dons locaux. Aujourd'hui, l'église allie des éléments romans, gothiques et Renaissance, reflétant son évolution architecturale et son rôle central dans la vie communautaire landaise.
L'édifice actuel se compose de deux vaisseaux sous une toiture unique : la nef romane originelle au nord et le collatéral sud du XVIe siècle. Le chœur nord, désaxé, et le portail monumental à double entrée soulignent son originalité. Les décors intérieurs, comme les stucs du XVIIe siècle et les statues du retable, ainsi que les plaques commémoratives de 1914-1918 dans le porche, rappellent son importance historique et mémorielle. L'église reste un témoignage majeur du patrimoine religieux et architectural des Landes, marqué par les conflits, les reconstructions et les adaptations liturgiques.