Destruction de l'édifice 1040 (≈ 1040)
L'édifice primitif est détruit.
Xe siècle
Fondation du monastère
Fondation du monastère Xe siècle (≈ 1050)
Jourdain Ier, seigneur de Chabanais, fonde le monastère et sa paroisse.
1070
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église 1070 (≈ 1070)
L'église est reconstruite à la demande de Gautier, supérieur de la communauté.
1091
Bénédiction de l'abbaye
Bénédiction de l'abbaye 1091 (≈ 1091)
Une grande bénédiction de l'abbaye a lieu.
Fin du XIe siècle
Adoption de la règle
Adoption de la règle Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Les moines adoptent la règle des chanoines réguliers de saint Augustin.
1803
Réouverture de l'église
Réouverture de l'église 1803 (≈ 1803)
L'église rouvre après la Révolution française.
1815
Effondrement du chœur
Effondrement du chœur 1815 (≈ 1815)
L'effondrement du chœur endommage les structures de la nef.
1862
Classement historique
Classement historique 1862 (≈ 1862)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
1852-1885
Campagne de restauration
Campagne de restauration 1852-1885 (≈ 1869)
Une campagne de restauration majeure est entreprise.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
Jourdain Ier
Seigneur de Chabanais, fondateur du monastère et de sa paroisse au Xe siècle.
Gautier
Supérieur de la communauté, responsable de la reconstruction de l'église au XIe siècle.
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre est une église catholique située à Lesterps, dans le département de la Charente, en France. Elle et son ancien monastère se trouvent au cœur du village.
Un monastère et sa paroisse ont été fondés par Jourdain Ier, seigneur de Chabanais, au Xe siècle. L'édifice primitif fut détruit en 1040 puis reconstruit à la demande de Gautier, supérieur de la communauté, qui y fut enterré en 1070. À la fin du XIe siècle, les moines adoptèrent la règle des chanoines réguliers de saint Augustin ; une grande bénédiction de l'abbaye eut lieu en 1091. Le chœur et le transept étaient réservés à la communauté religieuse, la nef à la paroisse. Le monastère fut fermé pendant la Révolution française, mais l'église rouvrit à partir de 1803. En 1815, l'effondrement du chœur endommagea les structures de la nef, puis une campagne de restauration s'étendit de 1852 à 1885. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1862.
Le clocher-porche, haut de 43 mètres, s'élève sur cinq niveaux, dont deux intermédiaires pleins ; les trois niveaux principaux présentent des ouvertures latérales sur trois côtés, formées de hautes baies en plein cintre encadrées par des arcatures aveugles. Il est orné de colonnades sur les deux tiers de sa hauteur. Au rez-de-chaussée, le porche comprend trois travées voûtées en berceau, dont les arcs reposent sur des piles quadrilobées. Le deuxième étage abrite une grande salle dont la fonction initiale est inconnue, tandis que le troisième étage reprend une structure proche de celle du rez-de-chaussée. L'ensemble est coiffé d'une coupole à huit pans.
La nef compte trois travées et présente une élévation centrale égale aux parties latérales. Comme pour le porche, les travées sont closes par des voûtes en berceau portées par des arcs reposant sur des piles quadrilobées. La nef est richement ornée de chapiteaux sculptés.
Parmi les objets protégés figurent une Vierge de la Pitié en bois du XVIIe siècle, des chapiteaux provenant de l'ancienne abbatiale et un modillon en calcaire issu de l'ancien chœur de l'abbatiale. La galerie comporte des vues du chevet et du clocher, du porche à trois travées voûtées en berceau, des chapiteaux anciens, de la nef centrale et d'un autel.