Frise chronologique
864
Transfert des reliques de sainte Fauste
Transfert des reliques de sainte Fauste
864 (≈ 864)
Déplacement à Brivezac pour fuir les Normands
XIe siècle
Construction du portail roman
Construction du portail roman
XIe siècle (≈ 1150)
Façade ouest la plus ancienne
XIIe siècle
Déclin de l'archiprêtré
Déclin de l'archiprêtré
XIIe siècle (≈ 1250)
Beaulieu-sur-Dordogne prend le relais
1523
Fonte de la cloche classée
Fonte de la cloche classée
1523 (≈ 1523)
Objet protégé depuis 1908
4 février 1988
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
4 février 1988 (≈ 1988)
Protection de la façade occidentale
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade décorée de sculptures et cheminée du XVIe siècle : classement par décret du 13 mai 1928
Personnages clés
| Sainte Fauste - Sainte patronne locale |
Reliques transférées en 864 |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre, située à Brivezac (Corrèze, Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines au VIIIe siècle avec le transfert des reliques de sainte Fauste, déplacées en 864 pour échapper aux invasions normandes. À cette époque, Brivezac était un archiprêtré influent couvrant 46 paroisses, avant d'être éclipsé par Beaulieu-sur-Dordogne au XIIe siècle. Le portail ouest, daté du XIe siècle, témoigne de cette période ancienne, tandis que l'édifice actuel mêle des éléments des XIe, XVe et XVIe siècles.
L'église, inscrite aux monuments historiques en 1988, présente une architecture typique : nef simple, clocher massif à l'ouest, et chapelle latérale sud. Son mobilier inclut des objets protégés, comme une cloche de 1523 classée en 1908, ou des statues du XVIIIe siècle représentant saint Pierre et sainte Fauste. Le chevet, absent, est remplacé par une mitoyenneté avec une habitation, reflétant les adaptations architecturales au fil des siècles.
Le site conserve aussi des traces de son rôle religieux passé, avec un narthex surmonté d'une tribune et un autel du XIXe siècle. Les chapiteaux usés du portail roman et la façade occidentale, protégée depuis 1988, rappellent son importance historique dans le Bas Limousin. Aujourd'hui propriété communale, l'église reste un témoignage de l'évolution du patrimoine religieux local, entre héritage médiéval et transformations ultérieures.