Frise chronologique
1875
Concours architectural
Concours architectural
1875 (≈ 1875)
Lancement du concours remporté par Hédin.
1879
Destruction de l'ancienne église
Destruction de l'ancienne église
1879 (≈ 1879)
L'église originale Saint-Pierre est détruite.
1880
Début des travaux
Début des travaux
1880 (≈ 1880)
Pose de la première pierre.
1889
Achèvement de l'église
Achèvement de l'église
1889 (≈ 1889)
Fin de la construction et décoration.
1919
Baptême de Marcel Denis
Baptême de Marcel Denis
1919 (≈ 1919)
Futur bienheureux et martyr du Laos.
2006
Inscription monument historique
Inscription monument historique
2006 (≈ 2006)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. BP 111) : inscription par arrêté du 20 décembre 2006
Personnages clés
| Amédée Hédin - Architecte initial |
Gagnant du concours de 1875. |
| Pierre Lheureux - Architecte successeur |
Acheva la construction après Hédin. |
| Frères Eugène et Edouard Stoltz - Facteurs d'orgue |
Orgue installé en 1890. |
| Marie Martin - Sœur de sainte Thérèse |
Baptisée dans cette église. |
| Léonie Martin - Sœur de sainte Thérèse |
Baptisée dans cette église. |
| Marcel Denis - Bienheureux martyr |
Baptisé en 1919 dans l'église. |
| Facchina - Atelier de mosaïques |
Réalisa les mosaïques intérieures. |
| André Barillet - Peintre décorateur |
Auteur des peintures mariales. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre d’Alençon, située dans le quartier de Montsort, est édifiée entre 1880 et 1889 pour remplacer une précédente église Saint-Pierre détruite en 1879. Un concours lancé en 1875 est remporté par l’architecte local Amédée Hédin, dont le projet néo-roman à trois nefs, clocher de façade et chœur à déambulatoire est finalement réalisé sous la direction de Pierre Lheureux, après son remplacement. Les travaux débutent en 1880, avec une dernière phase en 1888-1889 incluant la sacristie et le décor intérieur, marqué par des mosaïques de l’atelier Facchina et des peintures d’André Barillet, centrées sur le culte marial.
L’église est un lieu de mémoire religieuse notable : deux sœurs de sainte Thérèse de Lisieux, Marie et Léonie Martin, y sont baptisées, tout comme le bienheureux Marcel Denis en 1919, martyr du Laos, qui y reçoit aussi sa première communion (1930) et sa confirmation. Son orgue, construit en 1890 par les frères Stoltz, et son inscription aux monuments historiques en 2006 soulignent son importance patrimoniale. Le style néo-roman et les éléments décoratifs reflètent les influences artistiques et dévotionnelles de la fin du XIXe siècle, notamment autour de la vénération mariale.
Le projet initial, conçu par Hédin puis mené par Lheureux, illustre les dynamiques architecturales de l’époque, mêlant reconstruction urbaine et affirmation identitaire religieuse. Les mosaïques et peintures, réalisées par des artisans renommés comme Facchina et Barillet, s’inscrivent dans un programme iconographique précis, célébrant des figures mariales comme Bernadette Soubirous ou Simon Stock. Ces choix artistiques témoignent d’une volonté de créer un espace sacré à la fois moderne et ancré dans la tradition, répondant aux attentes d’une communauté catholique active à Alençon.
L’inscription de l’édifice en 2006 comme monument historique reconnaît sa valeur architecturale et son rôle dans l’histoire locale. Le quartier de Montsort, où elle se situe, bénéficie ainsi d’un patrimoine emblématique, lié à des figures spirituelles majeures et à un héritage artistique préservé. L’orgue des frères Stoltz, toujours en place, ajoute une dimension musicale à ce lieu, renforçant son caractère multifonctionnel dans la vie religieuse et culturelle d’Alençon.