Consécration initiale 1095 (≈ 1095)
Par le pape Urbain II
XVe siècle
Première mention archivistique
Première mention archivistique XVe siècle (≈ 1550)
Prieuré uni à Saint-Papoul
1877
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie 1877 (≈ 1877)
Remontage du mur oriental
1883
Ajout du porche
Ajout du porche 1883 (≈ 1883)
Assainissement du mur nord
27 septembre 1948
Classement du chevet
Classement du chevet 27 septembre 1948 (≈ 1948)
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chevet roman, sauf la fenêtre orientale (cad. A 198) : inscription par arrêté du 27 septembre 1948
Personnages clés
Urbain II - Pape (1088–1099)
Consacre l'église en 1095
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre d'Alzonne
L'église Saint-Pierre d'Alzonne, située à Montferrand dans le département de l'Aude (région Occitanie), est un édifice dont les origines remontent au moins au XIIe siècle. Son chevet, de style roman à l'exception de la fenêtre orientale ajoutée ultérieurement, a été classé monument historique en 1948. Cet élément architectural, couvert d'un berceau plein cintre et divisé en deux travées par un arc doubleau, constitue le vestige le plus ancien de l'édifice actuel.
La première mention historique de l'église remonte à sa consécration en 1095 par le pape Urbain II, bien que les archives ne la citent à nouveau qu'à partir du XVe siècle. À cette époque, elle abritait un prieuré rattaché au chapitre cathédral de l'abbaye de Saint-Papoul. La nef, entièrement reconstruite à une période indéterminée, contraste avec le sanctuaire roman, tandis que des modifications majeures ont été apportées aux XIXe et XXe siècles : remontage du mur oriental en 1877, ajout d'une grande fenêtre, construction de la sacristie la même année, puis édification du porche et assainissement du mur nord en 1883.
L'église illustre ainsi une stratification historique complexe, mêlant héritage médiéval et transformations modernes. Son chevet, seul élément protégé au titre des monuments historiques depuis 1948, incarne la persistance d'un patrimoine roman dans un édifice profondément remanié. La propriété de la commune, elle reste un témoignage architectural et religieux central pour Montferrand et ses alentours, bien que son état de conservation et son accessibilité actuels ne soient pas précisés dans les sources disponibles.