Frise chronologique
vers 1200
Construction du chœur et de la tour
Construction du chœur et de la tour
vers 1200 (≈ 1200)
Style archaïque, voûtes contemporaines du gros œuvre.
entre 1550 et 1650
Aménagement des salles de refuge
Aménagement des salles de refuge
entre 1550 et 1650 (≈ 1650)
Fortification du chœur et de la nef.
XVIIe siècle
Ajout du porche méridional
Ajout du porche méridional
XVIIe siècle (≈ 1750)
Modification de la nef et construction probable du clocher.
XIXe siècle
Voûtement de la nef
Voûtement de la nef
XIXe siècle (≈ 1865)
Dernières modifications majeures de l’édifice.
30 mai 1984
Classement monument historique
Classement monument historique
30 mai 1984 (≈ 1984)
Protection officielle de l’église par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 191) : classement par arrêté du 30 mai 1984
Personnages clés
| Pierre Héliot - Historien et archéologue |
A décrit l’église en 1953 comme édifice intéressant. |
| Lambert d'Eterno - Seigneur d'Ames au XVIIIe siècle |
Membre d’une ancienne famille de Franche-Comté. |
| Louis Maximilien François Herman Hinnisdal de Fumal - Général de la Révolution |
Né à Ames en 1751. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre d'Ames, située dans le département du Pas-de-Calais, est un monument emblématique dont la construction s'échelonne du XIe au XIXe siècle. Le chœur et le rez-de-chaussée de la tour, élevés vers 1200 dans un style archaïque, ont subi de nombreux remaniements. La nef, partiellement reconstruite au XIIe siècle, a été voûtée au XIXe siècle et flanquée d’un porche méridional au XVIIe. Entre 1550 et 1650, deux salles de refuge fortifiées furent ajoutées au-dessus du chœur et de la nef, reflétant les besoins défensifs de l’époque. Le clocher élégant, probablement construit durant cette même période, complète l’ensemble architectural.
Le village d’Ames, dont l’économie reposait historiquement sur l’agriculture (élevage bovin et cultures céréalières) et l’exploitation minière au XIXe siècle, a vu son église jouer un rôle central dans la vie communautaire. Classée monument historique en 1984, l’église abrite également une plaque commémorative dédiée aux morts de la Première Guerre mondiale, témoignant de son ancrage mémoriel. Son architecture mêle ainsi des influences romanes, gothiques et défensives, illustrant les évolutions historiques et sociales de la région.
Pierre Héliot, historien et archéologue, décrit en 1953 l’église comme un édifice « intéressant, quoique de médiocre valeur artistique », soulignant ses multiples transformations. La nef du XIe siècle, partiellement reconstruite au XIIe, a été modifiée au XVIIe avec l’ajout d’un porche, tandis que les voûtes datent du XIXe siècle. Ces strates architecturales reflètent les adaptations successives du bâtiment aux besoins liturgiques, défensifs et communautaires, dans un contexte rural marqué par les activités agricoles et minières.