Église Saint-Pierre d'Anisy dans le Calvados

Patrimoine classé Clocher-mur Eglise romane et gothique

Église Saint-Pierre d'Anisy

  • 1-3 Chemin d'Anguerny
  • 14610 Anisy
Église Saint-Pierre dAnisy
Église Saint-Pierre dAnisy
Église Saint-Pierre dAnisy
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Église Saint-Pierre dAnisy
Église Saint-Pierre dAnisy
Crédit photo : Karldupart - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIIIe siècle
Ajouts gothiques
XVIIe siècle
Installation du retable
1791
Changement de curé
1927
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 24 janvier 1927

Personnages clés

Odet de Clinchamps Seigneur ayant acquis les fiefs d'Anisy en 1669.
François-Louis Delamare Curé réfractaire pendant la Révolution.
Abbé Lecouturier Curé ayant prêté serment à la Constitution en 1791.
Pierre-Louis de Clinchamps Dernier seigneur et patron d'Anisy.
Victor Ruprich-Robert Historien ayant étudié l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre

L'église Saint-Pierre d'Anisy, dans le Calvados (Normandie), est une petite église de campagne sans transept, datée des XIIe et XIIIe siècles. Elle se distingue par les moulures ornées de son portail occidental, l'appareil en arête-de-poisson des murs latéraux de la nef et les modillons animaliers ou grotesques de la façade sud. Elle se situe au nord du bourg d'Anisy.

L'église dépendait d'un des quatre anciens fiefs d'Anisy ; le seigneur de ce fief exerçait le droit de présenter le curé une fois sur quatre, les trois autres fiefs ayant la même prérogative. Le fief resta dans la famille d'Anisy jusqu'en 1468, puis passa entre plusieurs familles avant d'être vendu en 1669, avec les trois autres fiefs, à Odet de Clinchamps. Le nouveau seigneur fut, en principe, le seul à nommer au bénéfice de la cure ; son frère Louis fut nommé trésorier de l'église par l'assemblée paroissiale. Entre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle, l'église était desservie, en plus du curé, par un obitier qui était aussi maître d'école. Pierre-Louis de Clinchamps fut le dernier seigneur et patron d'Anisy. Pendant la Révolution, le curé François-Louis Delamare refusa de prêter serment à la Constitution et fut remplacé en 1791 par l'abbé Lecouturier, qui prêta serment. Des travaux de restauration furent entrepris à plusieurs reprises au début du XIXe siècle, notamment sur la toiture et le plafond lambrissé ; la charpente a été refaite en 1982.

La construction est rectangulaire et orientée, le chevet étant dans le prolongement de la nef. Un clocher-mur surmonte le portail occidental ; la sacristie est adossée au chevet, en appentis à l'est. Selon Victor Ruprich-Robert, la nef remonte au XIIe siècle. La façade occidentale en pierre de taille est divisée par un bandeau continu ; l'arc en plein cintre du portail porte un rang de frettes crénelées et un rouleau d'archivolte décoré de losanges et d'une figure assise. Les colonnes qui encadrent la porte sont coiffées de chapiteaux à godrons et présentent un oiseau fantastique près d'une tête humaine. Deux baies en plein cintre s'ouvrent au-dessus du portail ; la plus petite a été percée au XIXe siècle lorsque le clocher-mur fut refait pour n'accueillir qu'une seule cloche.

La nef compte trois travées séparées par des contreforts et ses murs gouttereaux sont appareillés en arête-de-poisson. La façade nord a conservé ses petites fenêtres romanes et laisse apparaître des traces d'arcades, vestiges d'un ancien bas-côté ou d'une chapelle. La façade sud conserve une fenêtre romane et une corniche ornée de modillons sculptés de motifs animaliers, grotesques ou grivois. Le chevet plat en pierre de taille est éclairé par deux fenêtres côté sud et une au nord ; il est séparé de la nef, côté sud, par un fort contrefort qui renferme un escalier à vis. La porte du mur sud a été murée et deux portes disposées de part et d'autre de l'autel donnent accès à la sacristie accolée au pignon est du chevet.

L'intérieur est d'un seul tenant et lumineux grâce aux grandes fenêtres à arcs brisés ouvertes aux XIVe ou XVe siècles. La nef est couverte d'un simple plafond plat tandis que le chœur est abrité sous un berceau lambrissé. Le maître-autel et son retable, de style baroque avec dorures et colonnes torses, datent du XVIIe siècle ; des statues de saint Pierre et saint Paul, dominées par celle du Christ, encadrent un tableau représentant la Pentecôte, et le retable occupe toute la largeur du mur est. Deux autels secondaires du XVIIIe siècle, réalisés dans le même style, sont dédiés à la Vierge et à saint Joseph. La richesse du décor baroque est contrebalancée par l'austérité du mobilier : chaire en bois, rangées de bancs dans la nef et stalles le long des murs du chœur.

L'édifice est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 24 janvier 1927.

Liens externes