Frise chronologique
1943
Destruction de l'ancienne église
Destruction de l'ancienne église
1943 (≈ 1943)
Bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.
1950
Alexandre Colladant reprend le projet
Alexandre Colladant reprend le projet
1950 (≈ 1950)
Changement d’architecte pour la reconstruction.
1954
Avant-projet accepté
Avant-projet accepté
1954 (≈ 1954)
Plan moderne approuvé pour la nouvelle église.
1959-1960
Construction de l'église actuelle
Construction de l'église actuelle
1959-1960 (≈ 1960)
Chantier du presbytère et de l’édifice.
2 mai 2006
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2 mai 2006 (≈ 2006)
Protection officielle de l’ensemble du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AH 122) : inscription par arrêté du 2 mai 2006
Personnages clés
| Alexandre Colladant - Architecte |
Concepteur de l’église moderne en béton. |
| Geneviève d’Andréis - Peintre |
Auteure de la fresque du Christ. |
| Marc Barbezat - Sculpteur |
Créateur du coq et du chemin. |
| Eugène Gallé - Sculpteur |
Réalisateur du mobilier liturgique. |
| Roger Porte - Architecte initial |
Premier maître d’œuvre du projet. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre d’Audinghen, située dans le Pas-de-Calais, est un monument contemporain inauguré en 1960, conçu par l’architecte Alexandre Colladant. Elle remplace l’ancienne église détruite lors des bombardements alliés de 1943. Le projet initial de reconstruction à l’identique fut abandonné au profit d’une architecture radicalement moderne, exploitant le béton armé. Son plan triangulaire isocèle et son clocher en forme de lyre en font une œuvre unique, intégrant symbolisme chrétien et innovations structurelles.
L’intérieur de l’église est marqué par une fresque monumentale de 200 m2, Le Christ embrassant le monde, réalisée par Geneviève d’Andréis, future épouse de Colladant. Deux immenses vitraux représentent la Vierge et le martyre de saint Sébastien, tandis que des petits vitraux multicolores inondent l’espace de lumière. Le mobilier liturgique, conçu par le sculpteur Eugène Gallé d’après les plans de Colladant, et le chemin de croix de Marc Barbezat complètent cet ensemble artistique cohérent.
Classée monument historique depuis le 2 mai 2006, l’église incarne la reconstruction d’après-guerre, mêlant audace architecturale et collaboration entre arts plastiques et architecture. Le presbytère et l’église furent construits entre 1959 et 1960, bien que certains éléments originaux, comme le carrelage bleu et blanc de la toiture, aient depuis disparu. Le baptistère, accessible depuis l’entrée, est entouré d’un bassin d’eau et éclairé par une ouverture zénithale, renforçant la dimension symbolique de l’édifice.
L’ancienne église, située dans l’enceinte du cimetière, fut entièrement détruite en 1943. Seules quelques statues furent sauvées et réinstallées dans le nouvel édifice. La reconstruction fut d’abord confiée à l’architecte Roger Porte, avant qu’Alexandre Colladant ne prenne le relais en 1950. Son avant-projet, accepté en 1954, proposait une rupture avec les formes traditionnelles, illustrant les possibilités offertes par le béton armé et une vision intégrée des arts.
Aujourd’hui, l’église Saint-Pierre d’Audinghen reste un témoignage marquant de l’architecture religieuse moderne en France, où structure innovante et décor symbolique s’unissent pour créer un lieu de culte à la fois fonctionnel et poétique. Son inscription aux monuments historiques souligne son importance patrimoniale, tant pour son histoire que pour sa valeur artistique.