Donation à l'évêque de Cahors 1090 (≈ 1090)
Raimond de Bauze cède l'église sous condition.
Fin XIe - Début XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Abside, transept et croisée édifiés.
Fin XIVe - XVe siècle
Fortification de l'église
Fortification de l'église Fin XIVe - XVe siècle (≈ 1595)
Clocher surélevé pendant la guerre de Cent Ans.
XVIe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle XVIe siècle (≈ 1650)
Nef endommagée pendant les guerres de Religion.
1783
Réparations mentionnées
Réparations mentionnées 1783 (≈ 1783)
Travaux signalés par l'abbé Clary.
1868-1880
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef 1868-1880 (≈ 1874)
Style romano-gothique et ajout de collatéraux.
2 décembre 1942
Classement monument historique
Classement monument historique 2 décembre 1942 (≈ 1942)
Inscription officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre : inscription par arrêté du 2 décembre 1942
Personnages clés
Raimond de Bauze - Seigneur d'Autoire
Donateur de l'église en 1090.
Abbé Clary - Historien local
Mentionne des réparations en 1783.
Louis d'Alauzier - Chercheur
A étudié l'église dans ses travaux.
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre d'Autoire, située dans le Lot en Occitanie, est un édifice religieux dont les origines remontent à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle. Elle fut donnée en 1090 par Raimond de Bauze, seigneur d'Autoire, à l'évêque de Cahors, sous condition que son fils y devienne chanoine. L'abside, le transept et la croisée, caractéristiques de cette période, sont les parties les plus anciennes encore visibles aujourd'hui.
Au cours de la guerre de Cent Ans, l'église fut fortifiée : le clocher roman fut surélevé et un réduit fut construit au-dessus du chœur, dont deux pans de mur subsistent encore. La nef, probablement détruite pendant les guerres de Religion, fut reconstruite entre 1868 et 1880 dans un style romano-gothique, avec l'ajout de deux collatéraux et une voûte d'ogives. Des réparations sont également mentionnées en 1783 par l'abbé Clary.
L'édifice présente une architecture mixte, combinant des éléments romans originaux et des ajouts ultérieurs. L'abside en hémicycle, précédée d'une travée droite, et les chapiteaux ornés de motifs du XIe siècle témoignent de son héritage médiéval. Les modillons sculptés du chevet, représentant des figures humaines, des animaux et des motifs géométriques, ajoutent à sa richesse artistique. L'église est classée monument historique depuis le 2 décembre 1942.
La nef centrale, voûtée d'ogives et flanquée de collatéraux, contraste avec le transept débordant et la coupole sur pendentifs de la croisée, surmontée du clocher. Ces transformations reflètent les évolutions architecturales et les besoins défensifs de l'époque. Les sources historiques, comme les travaux de l'abbé Clary et de Louis d'Alauzier, soulignent son importance dans le patrimoine religieux du Quercy.