Frise chronologique
vers 1100
Début de la construction
Début de la construction
vers 1100 (≈ 1100)
Édifice en croix latine en calcaire.
1259
Rattachement au diocèse
Rattachement au diocèse
1259 (≈ 1259)
Paroisse intégrée à Sens.
1555
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
1555 (≈ 1555)
Style gothique flamboyant par Jean de Monceau.
1611
Baptême de la cloche Louise
Baptême de la cloche Louise
1611 (≈ 1611)
Parrainée par Louis XIII, 10 ans.
1690
Création du caveau
Création du caveau
1690 (≈ 1690)
Sépultures des Trinitaires jusqu’à la Révolution.
1892
Incendie destructeur
Incendie destructeur
1892 (≈ 1892)
Perte du retable Henri II.
20 juillet 1908
Classement monument historique
Classement monument historique
20 juillet 1908 (≈ 1908)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 20 juillet 1908
Personnages clés
| Jean de Monceau - Seigneur d’Avon |
Commanditaire du chœur gothique (1555). |
| Louis XIII - Roi de France |
Parrain de la cloche Louise (1611). |
| Étienne Bézout - Mathématicien |
Sépulture conservée dans l’église. |
| Jean Monaldeschi - Écuyer de Christine de Suède |
Assassiné en 1657, dalle funéraire présente. |
| Madame de Maintenon - Bienfaitrice de la paroisse |
Enseignait le catéchisme sous le porche. |
| Père Jacques - Résistant déporté |
Hommage dans un vitrail moderne. |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre d’Avon, édifiée vers 1100, est l’un des plus anciens édifices religieux d’Île-de-France. Construite en calcaire et grès sous forme de croix latine (nef et transept actuels), elle devient église paroissiale puis royale, fréquentée par les rois de France séjournant au pavillon de chasse voisin, futur château de Fontainebleau. Son clocher carré, robuste, date du XIIe siècle, tandis que son portail en grèserie et son auvent de porche remontent aux XVIe et XVIIe siècles.
En 1259, la paroisse est rattachée au diocèse de Sens. Au XVIe siècle, Jean de Monceau, seigneur d’Avon, supprime l’abside pour ériger un chœur gothique flamboyant. Un incendie en 1892 détruit une partie du mobilier, dont le retable d’Henri II, ne laissant que deux statues en bois polychrome (Vierge et saint Jean). Le porche, élevé au XVIIIe siècle, abrite une pierre de seuil usée par neuf siècles de passage, ainsi que la dalle funéraire de Jean Monaldeschi, écuyer de Christine de Suède assassiné en 1657.
Classée monument historique en 1908, l’église conserve des éléments remarquables : vitraux des XVIe et XXe siècles (dont un hommage aux déportés), un baptistère de 1616, et des pierres tombales murées, comme celle d’Étienne Bézout, mathématicien du XVIIIe siècle. Son mobilier inclut des statues des XVIIe et XVIIIe siècles, dont saint Aubin et saint Louis, ainsi que des stalles. Le caveau devant le chœur, creusé en 1690, abritait les Trinitaires, curés d’Avon jusqu’à la Révolution.
Proche du couvent des Carmes, l’église est située dans le centre historique d’Avon, à une altitude de 73,608 mètres. Son histoire reflète les liens entre pouvoir royal, vie paroissiale et patrimoine funéraire, avec des sépultures notables comme celle d’Edme-Louis Daubenton, naturaliste. Les vitraux modernes évoquent aussi des figures locales, comme le père Jacques, résistant déporté.
L’édifice, propriété communale, reste un lieu de mémoire, illustré par des représentations culturelles comme la peinture L’Église d’Avon à Fontainebleau (1935) d’Alexandre Benois ou les écrits de Jules Massenet, qui y célébra son mariage en 1912.