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Église Saint-Pierre d'Hanvec dans le Finistère

Église Saint-Pierre d'Hanvec

    1 Rue de l'Église
    29460 Hanvec

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1625
Construction du porche sud
22 février 1876
Bénédiction de la première pierre
31 mai 1877
Consécration de l'église
15 août 1879
Achèvement du clocher
2001-2009
Restauration majeure
26 mars 2017
Bénédiction des nouvelles cloches
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Monseigneur Nouvel - Évêque de Quimper Bénit la première pierre (1876) et consacra l’église (1877).
Joseph Bigot - Architecte A conçu les plans de l’église (1875-1877).
François Saliou - Maire d’Hanvec Administra le début des travaux (1875-1876).
Yves Mallégol - Président de la fabrique paroissiale Présent aux cérémonies de 1876 et 1877.
Fonderie Paccard - Artisan fondeur Réalisa les nouvelles cloches en 2017.

Origine et histoire

L’église Saint-Pierre d’Hanvec, située dans le Finistère, a été construite entre 1875 et 1877 pour remplacer un édifice paroissial démoli, privant les habitants de lieu de culte pendant 18 mois. La première pierre fut bénie le 22 février 1876 par Monseigneur Nouvel, évêque de Quimper, en présence d’une foule nombreuse, marquant le début d’un chantier financé par les sacrifices des paroissiens. L’architecte Joseph Bigot conçut les plans, et les travaux, dirigés par l’entrepreneur Guyomard de Morlaix, s’achevèrent sous l’administration des maires François Saliou et Corentin Le Bras.

L’église fut consacrée le 31 mai 1877 par Monseigneur Nouvel, assisté du chanoine Le Guen de Kerneizon, en présence de 80 ecclésiastiques et des membres de la fabrique paroissiale. Le clocher, terminé en 1879, culmine à 42 mètres et abrite des cloches historiques, dont une de 1758 (1 300 kg) ornée d’une sainte Madeleine, réemployée de l’ancienne église. Le porche sud, datant de 1625, fut conservé pour son excellence architecturale, tandis que la nef à cinq travées et les lambris peints en bleu reflètent un style néo-gothique soigné.

Entre 2001 et 2009, une restauration majeure (709 000 €, subventionnée à 308 000 €) concerna le clocher, les vitraux, et les peintures intérieures. En 2013, la cloche Thérèse Marguerite Marie (1964), fissurée, fut descendue pour expertise, révélant aussi la détérioration de la cloche Yvonne Jeanne Angèle (1914), témoin des deux guerres mondiales. Grâce à une campagne de dons menée par l’association La cloche de la paix et la Fondation du patrimoine, deux nouvelles cloches (Jeanne Yvonne et Marie Joséphine Claude) furent bénies en 2017 et installées avant Pâques.

L’église abrite des éléments patrimoniaux remarquables : un retable du Rosaire en bois polychrome (fin XVIIe siècle), attribué à Guillaume Lerrel, et des statues provenant de la chapelle Saint-Conval. Les vitraux, le chemin de croix, et les dalles de granite du sol complètent cet ensemble, classé en bon état de conservation. Le projet de restauration des cloches, confié à la fonderie Paccard (Haute-Savoie), illustre l’attachement local à ce patrimoine religieux et historique.

Les registres paroissiaux évoquent l’émotion collective lors des cérémonies de 1876-1877, où les habitants, après des mois de messes en plein air, célébrèrent la renaissance de leur lieu de culte. Les reliques de Sanctus Drobus, Sanctus Vigilans, et Santa Ymocantia, scellées dans l’autel, rappellent la continuité spirituelle entre l’ancienne et la nouvelle église, toutes deux placées sous le patronage de saint Pierre.

Liens externes