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Église Saint-Pierre d'Hardanges en Mayenne

Église Saint-Pierre d'Hardanges


    53640 Hardanges

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1711
Bénédiction de la cloche Anne
1724
Refonte du pignon et de la porte
1743
Reprise des côtières
XVIIe siècle
Édicule sur la façade
1er août 1773
Bénédiction de la chapelle nord
25 mai 1784
Bénédiction de la deuxième cloche
1828
Ajout de la flèche en ardoise
1885
Déplacement du cimetière
9 février 1906
Refus de l'inventaire
fin XIXe siècle
Restauration de l'église
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Michel Loison de Chevaigné-du-Maine - Artisan ou architecte Refait pignon et porte en 1724
François Lebosse - Artisan ou architecte Reprise des côtières en 1743
Brandelis de Champagne - Seigneur et donateur Bénit la cloche Anne en 1711
Famille de Merode - Lignée noble locale Inscrite dans la nef de l'église

Origine et histoire

L'église Saint-Pierre d'Hardanges, située dans le département de la Mayenne, est un édifice catholique d'origine romane. Elle se trouve dans le bourg d'Hardanges, rue des Artisans, en bordure de la route départementale 147. Son architecture mêle des éléments anciens et des modifications ultérieures, comme un édicule du XVIIe siècle incrusté sur la façade ouest, provenant du château d'Averton.

La façade et la porte de l'église ont été refaites en 1724 par Michel Loison de Chevaigné-du-Maine, tandis que les côtières ont été reprises en 1743 par François Lebosse. Le clocher, surmonté d'une flèche en ardoise depuis 1828, a remplacé un ancien pinacle à double baie. Le chevet carré et les petites fenêtres romanes éclairant la nef témoignent de son héritage médiéval. L'église a été restaurée à la fin du XIXe siècle.

À l'intérieur, la chapelle du nord, bénite en 1773, abrite un tableau représentant le Baptême du Christ. Deux cloches, bénites respectivement en 1711 et 1784, portent les noms d'Anne (par Brandelis de Champagne) et d'une seconde non nommée. Les autels dédiés à la Vierge et à saint Sébastien sont mentionnés dès 1707. Une inscription dans la nef commémore les ancêtres de la famille de Merode, liée au seigneur du château de la Chasseguerre.

En 1906, l'inventaire de l'église a été empêché par 200 hommes du village, tandis que femmes et enfants priaient à l'intérieur. Le cimetière contigu, déplacé en 1885, soulève aussi l'évolution des pratiques funéraires locales.

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