Frise chronologique
XIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XIe siècle (≈ 1150)
Nef romane à deux niveaux.
XIIe siècle
Chapelle et base de la tour
Chapelle et base de la tour
XIIe siècle (≈ 1250)
Style transition, corniche à dents-de-scie.
XIIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
XIIIe siècle (≈ 1350)
Voûtes ogivales et lancettes géminées.
1677
Nomination de Louis-Hercule Vauquelin
Nomination de Louis-Hercule Vauquelin
1677 (≈ 1677)
Curé à 24 ans, mécène du retable.
Début XIXe siècle
Restauration du chevet
Restauration du chevet
Début XIXe siècle (≈ 1904)
Rétablissement du triplet par Delaunay.
24 janvier 1927
Classement partiel MH
Classement partiel MH
24 janvier 1927 (≈ 1927)
Chœur et clocher inscrits.
6 juin 1944
Dommages lors du débarquement
Dommages lors du débarquement
6 juin 1944 (≈ 1944)
Obus dans le clocher.
18 juin 1944
Première messe en territoire libéré
Première messe en territoire libéré
18 juin 1944 (≈ 1944)
Diffusée par la BBC.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur ; clocher : inscription par arrêté du 24 janvier 1927
Personnages clés
| Louis-Hercule Vauquelin - Curé d'Hermanville (1677-) |
Finança retable et école paroissiale. |
| Abbé Victor Delaunay - Curé au XIXe siècle |
Restaura triplet et vitraux du chevet. |
| Abbé Jean-Amédée Colleville - Curé (1849-1879) |
Poursuivit restaurations post-Révolution. |
| Arcisse de Caumont - Historien (XIXe siècle) |
Décrivit nef et architecture avant 1856. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre d'Hermanville-sur-Mer, située dans le Calvados en Normandie, est un édifice catholique dont la nef romane remonte au XIe siècle. Le chœur, de style gothique, date du XIIIe siècle, tandis qu'une chapelle latérale et la base de la tour furent ajoutées au XIIe siècle. La construction initiale reflète l'architecture religieuse normande médiévale, marquée par des éléments comme les modillons romains et les lancettes gothiques.
Au XVe siècle, une confrérie de charité dédiée à saint Nicolas, patron des mariniers, est attestée dans la paroisse. Jusqu'à la Révolution, le patronage de l'église appartenait à un seigneur laïc, qui nommait le curé. En 1677, Louis-Hercule Vauquelin, nommé à 24 ans par son frère (marquis d'Hermanville), financera des aménagements comme un retable baroque et le maintien de l'école paroissiale. Ce retable, inspiré du concile de Trente, occulte encore aujourd’hui les vitraux du chevet.
Les restaurations du XIXe siècle, menées par les curés Victor Delaunay et Jean-Amédée Colleville, ont remis en état le triplet du chevet et ses vitraux, tout en ajoutant des éléments néoromans (modillons, porte plein-cintre). Pendant le débarquement de 1944, le clocher fut endommagé par un obus, et les cloches de l'église furent les premières à célébrer la libération. La première messe en territoire libéré y fut dite le 18 juin 1944, diffusée par la BBC.
L’architecture mêle une nef à deux niveaux flanquée de bas-côtés asymétriques, un chœur éclairé par des lancettes géminées, et une tour carrée à tourelle d’escalier. La chapelle nord, de style transition (XIIe siècle), communique avec le chœur par une baie biaise. Le mobilier inclut un retable baroque du XVIIe siècle, classé avec le chœur et le clocher comme monuments historiques en 1927.
Les transformations postérieures, comme la reconstruction des murs des bas-côtés après 1874 ou l’ajout de fenêtres cintrées en 1846, illustrent l’engouement du XIXe siècle pour la restauration du patrimoine médiéval. Malgré des propositions de classement rejetées en 1914, l’église reste un symbole local, marqué par son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale et son architecture hybride, témoin de dix siècles d’histoire normande.