Frise chronologique
1656
Construction du clocher
Construction du clocher
1656 (≈ 1656)
Inscrit par Vincent de Kerouartz, chanoine de Daoulas.
1692
Date de l'ossuaire
Date de l'ossuaire
1692 (≈ 1692)
Ossuaire avec clocheton au sud-ouest.
1777
Destruction de la flèche
Destruction de la flèche
1777 (≈ 1777)
Foudre dans la nuit du 13 au 14 janvier.
1850
Reconstruction de la flèche
Reconstruction de la flèche
1850 (≈ 1850)
Forme de cloche, plans de l’abbé Pouliquen.
1928
Inscription Monument historique
Inscription Monument historique
1928 (≈ 1928)
Arrêté du 25 février 1928.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. I 264) : inscription par arrêté du 25 février 1928
Personnages clés
| Vincent de Kerouartz - Chanoine et recteur |
Commanditaire du clocher en 1656. |
| Abbé Pouliquen - Vicaire de la paroisse |
Auteur des plans de la flèche (1850). |
| Recteur anonyme (1786-1791) - Prêtre réfractaire |
Mort en prison en 1794 après refus du serment. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre d'Irvillac, située dans le diocèse de Quimper et Léon, est un édifice religieux catholique datant principalement de la seconde moitié du XVIIe siècle. Son clocher, érigé en 1656, porte une inscription attestant de sa construction sous l’impulsion de Vincent de Kerouartz, chanoine régulier de l’abbaye de Daoulas et recteur du lieu. L’édifice se distingue par une nef à chevet carré, deux bas-côtés voûtés en bois, et une porte d’entrée ornée de colonnes doriques. Son enclos paroissial, complet, comprend l’église, un calvaire, un cimetière, un ossuaire daté de 1692, et un mur d’enceinte, reflétant l’organisation traditionnelle des paroisses bretonnes.
La flèche du clocher, reconstruite en 1850 après avoir été détruite par la foudre en 1777, adopte une forme originale de cloche, suivant les plans de l’abbé Pouliquen, vicaire de la paroisse. À l’intérieur, l’église abrite des statues anciennes, dont celles de saint Yves, saint Roc’h et saint Jacques, témoignages de la dévotion locale. L’édifice est aussi marqué par l’histoire révolutionnaire : son recteur de 1786 à 1791, né à Quimper, refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1791, fut emprisonné dans plusieurs prisons du Finistère, puis mourut en détention à Rochefort en 1794.
Classée Monument historique depuis 1928, l’église Saint-Pierre illustre l’architecture religieuse bretonne, mêlant héritage du XVIIe siècle et restaurations du XIXe siècle. Son ossuaire, son calvaire et son mur d’enclos, encore intacts, en font un exemple rare d’enclos paroissial préservé. Les sources, comme les bulletins d’architecture des abbés Peyron et Abgrall (1914), soulignent son importance patrimoniale, tandis que des bases comme Mérimée et l’Observatoire du patrimoine religieux en documentent la localisation précise et les protections légales.