Église Saint-Pierre d'Osséja dans les Pyrénées-Orientales

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Saint-Pierre d'Osséja

  • 5-9 Place Sainte-Lucie
  • 66340 Osséja
Église Saint-Pierre dOsséja
Église Saint-Pierre dOsséja
Église Saint-Pierre dOsséja
Église Saint-Pierre dOsséja
Église Saint-Pierre dOsséja
Église Saint-Pierre dOsséja
Crédit photo : EmDee - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction romane
XIIIe siècle
Consécration de l'édifice
XIVe siècle
Rénovation gothique
1894
Reconstruction majeure
1964
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Abside (cad. AL 164) : inscription par arrêté du 30 septembre 1964

Personnages clés

Antoine Peytavi Peintre ayant travaillé sur des retables de l'église, actif au XVIe siècle.
Jean Perles Peintre associé à Antoine Peytavi pour la réalisation de retables.
Marcel Durliat Historien de l'art ayant attribué des panneaux peints à des artistes du XVIe siècle.

Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre

L'église paroissiale Saint-Pierre d'Osséja, située en Cerdagne dans les Pyrénées-Orientales (Occitanie), est un édifice d'origine romane dont le site est attesté dès le Xe siècle. En 973, le monastère de Sainte-Marie de Ripoll reçut un alleu comprenant maisons, jardins, moulin et terres sur cet emplacement, où une basilique disparue fut ensuite remplacée par un autre édifice consacré en 1219. La construction romane, datée du XIIe siècle, a subi des remaniements au XIVe siècle et une reconstruction en 1894 ; l'abside romane est classée au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 1964. L'abside actuelle, demi-circulaire et voûtée en cul-de-four, constitue la principale part romane conservée. Le chevet est édifié en moellons aux assises de taille très variable, certaines très grandes, et est surmonté d'une corniche biseautée. Il est percé d'une fenêtre à double ébrasement encadrée de colonnettes à chapiteaux sculptés, elle-même couronnée d'une archivolte à deux voussures : la première présente des claveaux biseautés, la seconde un arc torique en boudin. Sur le côté droit de la nef, près du chœur, subsiste une chapelle ancienne voûtée sur croisée d'ogives qui semble appartenir au XIVe siècle. La toiture a fait l'objet de travaux de restauration en avril 2023. Le mobilier présente un grand retable baroque tardif en bois polychrome et doré, dédié à saint Pierre, de 7,50 m de haut sur 6,15 m de large, restauré en 2008. Lors de ces interventions, des planches peintes provenant d'un retable détruit ont été découvertes sous la statue de saint Pierre ; elles portent un décor de rinceaux blancs sur fond rouge et, au revers, des traces de peintures identiques à celles d'un renfoncement de l'abside romane. Après nettoyage, y ont été reconnus saint Sébastien, saint André et saint Antoine abbé avec leurs attributs. Ces panneaux ont été attribués par Marcel Durliat à Antoine Peytavi et Jean Perles, éventuellement associés à Joseph Brell, et leur facture a été rapprochée de celle d'œuvres de Puig de Valcebollère ; Antoine Peytavi aurait travaillé à Puigcerdà avant 1562, puis à Perpignan. Sont notamment remarquables dans l'édifice le chevet, la façade et le clocher, ainsi que l'autel.

Liens externes