Frise chronologique
1378
Rattachement au chapitre Saint-Maclou
Rattachement au chapitre Saint-Maclou
1378 (≈ 1378)
Union de l'église au chapitre local.
XVIe siècle
Construction des chapelles
Construction des chapelles
XVIe siècle (≈ 1650)
Ajouts architecturaux majeurs.
24 mai 1706
Foudre sur le clocher
Foudre sur le clocher
24 mai 1706 (≈ 1706)
Destruction des sept cloches et dommages.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Parmi les premiers édifices protégés en France.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Pierre : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Nocher et Adélaïde - Fondateurs présumés |
Couple à l'origine de l'église. |
| Nicolas Dupont, Jean-François Vautrin, Antoine François Brice Didelot - Facteurs d'orgues |
Créateurs de l'orgue de Remiremont. |
| Rémy Stourme - Artisan du buffet d'orgue |
Auteur du buffet en 1744. |
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre de Bar-sur-Aube, située dans le département de l'Aube en région Grand Est, est un édifice religieux dont les origines remontent principalement au XIIe siècle, avec des ajouts majeurs au XVIe siècle. Fondée par Nocher et son épouse Adélaïde, elle fut rattachée au chapitre Saint-Maclou de Bar-sur-Aube dès 1378. Son architecture mêle des éléments médiévaux, comme les voûtes de l'abside reconstruites au XIXe siècle, et des chapelles Renaissance. Le monument est particulièrement célèbre pour son halloy, un portique en bois qui servait à la fois d’abri pour les foires et de lieu de sépulture, comme en attestent les registres paroissiaux.
Le clocher de l’église subit un grave sinistre le 24 mai 1706, lorsque la foudre le frappa, détruisant les sept cloches et endommageant gravement la structure. Classée parmi les premiers monuments historiques français dès 1840, l’église abrite un patrimoine remarquable : un orgue provenant de l’abbaye de Remiremont, œuvre des facteurs Nicolas Dupont, Jean-François Vautrin et Antoine François Brice Didelot, remanié ultérieurement par Lété, ainsi qu’un maître-autel en marbre brun et blanc veiné issu de l’abbaye de Clairvaux. Les dalles funéraires, datant des XVe et XVIe siècles, témoignent de son rôle central dans la vie communautaire et religieuse locale.
La chapelle Saint-Michel, mentionnée dans des archives de 1609 pour ses revenus propres, illustre l’importance économique de l’édifice. Les registres et les éléments architecturaux, comme les chapelles du XVIe siècle, soulignent son évolution au fil des siècles. Aujourd’hui propriété de la commune, l’église Saint-Pierre reste un symbole du patrimoine religieux et historique de l’Aube, ouvert à la visite et préservé pour sa valeur culturelle et architecturale.