Frise chronologique
1151
Première mention écrite
Première mention écrite
1151 (≈ 1151)
Bulle papale de Pascal II pour l’abbaye de Déols
1511
Mariage seigneurial
Mariage seigneurial
1511 (≈ 1511)
Jacques de La Trémoille épouse Avoye de Chabannes
1773
Premier document de travaux
Premier document de travaux
1773 (≈ 1773)
Réparations dans le chœur attestées
1838-1839
Travaux et découverte
Travaux et découverte
1838-1839 (≈ 1839)
Réfections et caveau à ossements
1854
Restauration par Dauvergne
Restauration par Dauvergne
1854 (≈ 1854)
Portail occidental et fenêtres de nef refaits
16 février 1921
Classement MH
Classement MH
16 février 1921 (≈ 1921)
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AD 59) : classement par arrêté du 16 février 1921
Personnages clés
| Pascal II - Pape (1099–1118) |
Auteur de la bulle de 1151 |
| Jacques de La Trémoille - Seigneur de Bommiers (d. 1515) |
Commanditaire probable des stalles |
| Avoye de Chabannes - Épouse de Jacques de La Trémoille |
Fille du comte de Dammartin |
| Dauvergne - Architecte (XIXe siècle) |
Restaure le portail en 1854 |
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre de Bommiers, située dans le département de l’Indre en région Centre-Val de Loire, est mentionnée dès 1151 dans une bulle papale de Pascal II confirmant son rattachement à l’abbaye de Déols via le monastère de Vouillon. Bien que sa construction initiale remonte probablement au XIIe siècle, aucun document antérieur à 1773 – date de réparations dans le chœur – n’atteste précisément de son édification. Les travaux majeurs identifiés incluent des réparations en 1838 et 1839, ainsi qu’une restauration du portail occidental et des fenêtres de la nef par l’architecte Dauvergne en 1854.
L’église, classée monument historique le 16 février 1921, présente une structure en croix latine avec une nef unique, un transept étroit typique des « passages berrichons », et une coupole à huit pans sur trompes. Les chapiteaux historiés de la croisée, comme celui représentant le Christ remettant les clés à saint Pierre, évoquent des influences bourguignonnes. Le chœur, surélevé et moins large que la nef, a révélé en 1839 un caveau contenant des ossements. Les stalles sculptées, ornées des armes des familles de La Trémoille, Bourbon-Roussillon et Chabannes, proviennent de l’ancien couvent des Minimes de Bommiers et datent du début du XVIe siècle.
L’édifice mêle ainsi des éléments romans (nef, transept, absidioles) à des ajouts postérieurs, comme les modifications des XVe et XVIIIe siècles. Son histoire reflète les liens entre le patrimoine religieux local et les seigneurs de Bommiers, notamment via le mariage en 1511 de Jacques de La Trémoille avec Avoye de Chabannes, dont les blasons ornent toujours les stalles. Les dimensions remarquables (34,40 m de longueur, coupole à 9,50 m) et son architecture hybride en font un témoin majeur de l’art sacré en Berry.